Dans une tribune publiée par Le Monde le 15 août 2026, l’essayiste Blanche Leridon estime que le macronisme, en brouillant son propre cap idéologique, ne doit pas disqualifier l’idée centriste elle-même. Elle plaide pour une refondation du projet centriste, distinct des pratiques du pouvoir actuel.
Un constat critique du macronisme
Blanche Leridon observe que le macronisme a progressivement perdu sa cohérence idéologique. Selon elle, cette dérive nuit à la crédibilité de l’idée centriste, qui se trouve ainsi affaiblie dans le débat public. L’essayiste souligne que cette situation ne doit pas conduire à un rejet global du centrisme.
Elle rappelle que le centrisme a historiquement représenté une force de modération et d’équilibre. Mais l’action gouvernementale récente, marquée par des revirements successifs, a brouillé les repères. Cette confusion, dit-elle, alimente la défiance des électeurs envers les formations du centre.
La nécessité de redéfinir un cap clair
Pour Blanche Leridon, l’enjeu est de redonner au centrisme un projet politique explicite et assumé. Elle appelle à une clarification idéologique, afin de distinguer l’exercice du pouvoir des principes fondateurs. Cette refondation passe par une réflexion sur les valeurs et les priorités du centre.
L’essayiste insiste sur l’importance de reconstruire un discours cohérent, capable de répondre aux défis contemporains. Elle évoque notamment les questions économiques, sociales et démocratiques, sans entrer dans le détail des mesures. Son propos vise à ouvrir une perspective, plutôt qu’à prescrire une ligne politique précise.
Un appel à ne pas confondre pratique et idée
Blanche Leridon met en garde contre l’amalgame entre la pratique du pouvoir macroniste et l’idée centriste elle-même. Elle estime que cette confusion est préjudiciable à l’ensemble de la famille politique centriste. Selon elle, il est essentiel de séparer l’évaluation d’un mandat de la validité d’une tradition de pensée.
Elle conclut que le centrisme a encore un rôle à jouer, à condition de se réinventer. Cette refondation est, à ses yeux, une condition nécessaire pour restaurer la confiance des citoyens. La tribune de Blanche Leridon s’inscrit ainsi dans un débat plus large sur l’avenir du centre en France.



