Le nouveau maire de Soisy-sous-Montmorency (Val-d'Oise), Nicolas Naudet, a déclenché une vive controverse en faisant voter une revalorisation de son indemnité de fonction de 173 %. Celle-ci passe de 1 500 à 4 000 euros par mois, une décision qualifiée de « choquante » par l'opposition.
Une augmentation historique
Lors du conseil municipal du 2 avril, Nicolas Naudet, élu divers droite, a approuvé cette hausse significative. Selon nos confrères d'Actu, il s'agit d'une progression inédite dans l'histoire de la commune. L'élu justifie ce choix par la nécessité d'aligner son indemnité sur celles des communes voisines comme Montmorency ou Saint-Gratien, où elles oscillent entre 4 000 et 5 000 euros. Il estime que la fonction de maire ne doit pas être réservée aux retraités ou aux personnes fortunées. Il précise également que l'ancien maire cumulait plusieurs mandats rémunérés, ce qui n'est pas son cas.
L'opposition dénonce un « cumul de revenus »
Omar Bekare, élu sans étiquette et opposant, qualifie cette augmentation de « choquante ». « C'est du jamais vu dans aucune autre commune de France », écrit-il sur son blog. Il rappelle que « la gestion d'une commune n'est pas un métier, mais un engagement au service des habitants ». Le Code général des collectivités territoriales prévoit pour une ville de 18 000 habitants comme Soisy-sous-Montmorency une indemnité théorique de 2 778 euros bruts par mois, hors majorations.
Cette décision intervient dans un contexte où la transparence des rémunérations des élus est régulièrement questionnée. L'opposition promet de suivre de près les prochains conseils municipaux.



