Le gouvernement français a publié une circulaire jeudi 8 mai 2026, invitant toutes les administrations de l'État à réduire les déplacements des agents face à la flambée des prix des carburants. Cette décision fait suite à la crise persistante au Moyen-Orient qui entraîne une hausse spectaculaire des prix à la pompe.
Mesures annoncées par le ministre David Amiel
Le ministre de l'Action et des Comptes publics, David Amiel, a demandé aux ministres d'étudier des possibilités d'augmentation individualisées du recours au télétravail, en particulier pour les agents utilisant leur véhicule personnel pour se rendre sur leur lieu de travail. Toutefois, cette mesure ne doit pas dépasser la limite légale de trois jours de télétravail par semaine pour un agent à temps plein.
Réunions à distance
Les déplacements professionnels jugés évitables, tels que les réunions, formations ou séminaires, doivent être immédiatement réduits et remplacés par des échanges à distance. Seuls les trajets indispensables à la continuité de l'action de l'État, comme les interventions urgentes de sécurité ou d'inspection, seront maintenus. Bercy précise que ces déplacements doivent être limités aux missions qui ne peuvent être ni différées ni assurées à distance.
Réaction syndicale
La CGT, premier syndicat de la fonction publique, a pris acte de ces mesures dans un communiqué publié jeudi. Cependant, elle estime que l'exercice des missions de service public de l'État sera réduit de manière inacceptable. Le syndicat craint que cette limitation des déplacements n'affecte la qualité du service public rendu aux citoyens.



