Les plans d'Emmanuel Macron vont-ils être contrariés ? Sa proposition de propulser l'actuel secrétaire général de l'Élysée à la tête de la Banque de France va-t-elle se voir retoquée par les parlementaires ? C'est tout l'enjeu des votes qui sont prévus en commission des Finances de l'Assemblée et du Sénat, ce mercredi 20 mai. La règle est simple : si trois cinquièmes des élus s'opposent à cette arrivée, elle sera invalidée, en vertu de l'article 13 de la Constitution sur les postes clés de la République.
Un vote sous haute tension
À la veille des auditions d'Emmanuel Moulin, les calculatrices étaient de sortie ce mardi 19 mai. Le haut fonctionnaire parviendra-t-il à réunir suffisamment de voix pour être nommé premier banquier du pays ? L'intéressé a mené une campagne intensive auprès des parlementaires. Mais cela pourrait bien se jouer à « peu de choses près », selon plusieurs élus.
Les oppositions vent debout
À gauche comme au Rassemblement national, on dénonce un « fait du prince » et on s'apprête à voter contre cette nomination. Les critiques fusent : manque de transparence, nomination politique, absence de débat démocratique. Les députés insoumis, socialistes, écologistes et communistes ont déjà annoncé leur opposition. De son côté, le RN voit dans cette procédure une confirmation de la dérive monarchique du pouvoir.
Le vote de ce mercredi s'annonce serré. Si la majorité présidentielle espère rassembler ses troupes, l'issue reste incertaine. Une chose est sûre : cette nomination cristallise les tensions politiques autour du « recasage » des proches du pouvoir.



