Immigration : le Parlement européen adopte le pire et tout le monde s'en fout
Immigration : le Parlement européen adopte le pire

Le Parlement européen a adopté, ce jeudi, une résolution controversée sur la création de « hubs de retour » pour les migrants déboutés du droit d'asile. Ce texte, vivement critiqué par les organisations de défense des droits humains, prévoit la mise en place de centres de rétention aux frontières de l'Union européenne, où les personnes en situation irrégulière seraient maintenues en attendant leur expulsion.

Une décision critiquée

Les associations dénoncent une mesure « inhumaine » et « contraire aux valeurs européennes ». « C'est le pire scénario qui se réalise », a déclaré la présidente de la Cimade, une ONG française. « Ces hubs seront des zones de non-droit, où les migrants seront privés de toute protection juridique. »

Pourtant, l'adoption de cette résolution n'a suscité que peu de réactions dans l'opinion publique. « Tout le monde s'en fout », résume un analyste politique. « L'immigration est un sujet qui fatigue, et les citoyens ne se mobilisent plus. »

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Un texte controversé

La résolution, portée par les groupes conservateurs et d'extrême droite, a été adoptée par 320 voix pour, 210 contre et 70 abstentions. Elle prévoit notamment :

  • La création de centres de rétention dans les États membres volontaires.
  • Un renforcement des accords de réadmission avec les pays d'origine.
  • Une accélération des procédures d'expulsion.

Les opposants dénoncent une « externalisation de la gestion des flux migratoires » et une « atteinte au droit d'asile ». « L'Europe se mure dans une forteresse », a tweeté l'eurodéputée écologiste Marie Toussaint.

Une indifférence générale

Malgré l'importance du sujet, le débat public est quasi inexistant. « Les gens sont préoccupés par le pouvoir d'achat, la santé, l'emploi. L'immigration ne fait plus débat », explique un politologue. Les médias eux-mêmes ont peu relayé l'information.

Cette adoption intervient dans un contexte de montée des partis anti-immigration en Europe. Plusieurs pays, dont la Hongrie et la Pologne, ont déjà mis en place des politiques restrictives. « C'est un signal dangereux », alerte Amnesty International.

Le texte doit maintenant être examiné par le Conseil de l'Union européenne, où les discussions s'annoncent houleuses. En attendant, les associations appellent à une mobilisation citoyenne pour faire échec à ce projet.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale