Dans la nuit du 2 au 3 mai, deux femmes migrantes ont perdu la vie lors d'une tentative de traversée clandestine de la Manche au large du Pas-de-Calais. Selon les autorités locales, les deux victimes, dont l'identité n'a pas encore été révélée, faisaient partie d'un groupe d'une vingtaine de personnes qui tentaient de rejoindre l'Angleterre à bord d'un canot pneumatique.
Les circonstances du drame
Le canot, parti d'une plage près de Calais, a rapidement rencontré des difficultés en raison des conditions météorologiques défavorables et de la surcharge. Les secours ont été alertés vers 3 heures du matin par des appels de détresse. Les équipes de sauvetage, dont la SNSM et les pompiers, ont pu récupérer plusieurs personnes, mais deux femmes ont été retrouvées en arrêt cardio-respiratoire. Malgré les tentatives de réanimation, elles n'ont pas survécu.
Les autres passagers pris en charge
Les 18 autres migrants, dont plusieurs femmes et enfants, ont été ramenés à terre et pris en charge par les services médicaux et humanitaires. Certains souffraient d'hypothermie et de blessures légères. Une enquête a été ouverte par le parquet de Boulogne-sur-Mer pour déterminer les causes exactes du naufrage.
Un phénomène récurrent et meurtrier
Ce drame rappelle la dangerosité des traversées clandestines de la Manche, qui se multiplient malgré les risques. Selon les chiffres de la préfecture, plus de 30 migrants ont perdu la vie depuis le début de l'année 2025 en tentant de rejoindre l'Angleterre. Les associations dénoncent l'absence de voies légales pour demander l'asile et appellent à une meilleure coordination européenne pour éviter ces tragédies.
Les autorités britanniques et françaises ont réaffirmé leur engagement à lutter contre les réseaux de passeurs, mais les traversées continuent, souvent dans des conditions extrêmes. La préfecture maritime de la Manche rappelle que les tentatives de traversée sont extrêmement dangereuses, surtout de nuit et par mauvais temps.



