La candidate écologiste Marine Tondelier a vivement critiqué dimanche les opposants à l'organisation d'une primaire à gauche, les accusant de « sabotage ». Selon elle, la multiplication des candidatures à gauche risquerait de favoriser une victoire de la droite ou de l'extrême droite lors de l'élection présidentielle de 2027.
Un appel à l'unité face aux divisions
Marine Tondelier, candidate à la primaire de la gauche et des écologistes, s'est exprimée au micro du Grand Jury RTL-« Le Figaro »-Public Sénat-M6. Elle a dénoncé le refus de certains dirigeants, comme Raphaël Glucksmann (Place publique) et Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise), ainsi que les critiques émanant d'une partie du Parti socialiste, dont le chef des députés Boris Vallaud, et de l'ancien candidat écologiste Yannick Jadot.
« Je n'accepte pas qu'un outil qui est sur la table, qui est plébiscité par nos électeurs, on le casse pour ne proposer rien d'autre à la place. Je trouve que c'est du sabotage », a déclaré Marine Tondelier. Elle a insisté sur le fait que les électeurs de gauche souhaitent une candidature unique pour maximiser les chances de l'emporter face à la droite et à l'extrême droite.
La menace d'une dispersion des voix
La candidate écologiste a mis en garde contre les conséquences d'une multiplication des candidatures. « S'il y a 15 candidatures à gauche, le roi du cimetière, ce sera Jean-Luc Mélenchon », a-t-elle averti. Elle a expliqué que cette expression signifie que « tout le monde est mort à gauche et qu'il y a un roi qui ne sert à rien, parce que tout le monde est mort, qui sera Jean-Luc Mélenchon ».
Selon Marine Tondelier, les sondages actuels montrent que Jean-Luc Mélenchon serait battu au second tour de l'élection présidentielle de 2027 par le Rassemblement national. Elle appelle donc à l'organisation d'une primaire pour désigner un candidat unique capable de rassembler la gauche et d'éviter une défaite.
Des réticences persistantes au sein de la gauche
L'initiative de la primaire est loin de faire l'unanimité. Raphaël Glucksmann et Jean-Luc Mélenchon y sont opposés, tout comme une partie du Parti socialiste. Yannick Jadot a également exprimé ses réserves. Marine Tondelier a reconnu que des avis différents sont légitimes, mais elle a martelé que le refus de la primaire constitue un sabotage.
« On a le droit d'avoir des avis différents. Là, c'est quand même du sabotage », a-t-elle répété. Elle espère que ses appels seront entendus et que la gauche parviendra à s'unir pour offrir une alternative crédible aux électeurs.



