Le judoka français Teddy Riner, de retour au PSG pour préparer les Jeux olympiques de 2028 à Los Angeles, a confié son inquiétude face au climat politique actuel en France. Dans une interview diffusée sur Stade 2 la quotidienne, il a déclaré : « Ce qui m'angoisse, c'est la tournure que prend le pays. Ça m'angoisse, même moi, sportif de haut niveau. Ça m'angoisse de voir la montée des extrêmes, ça me fait flipper. »
Une position claire contre l'extrême droite
Interrogé par le journaliste pour savoir s'il évoquait les deux extrêmes, Teddy Riner a précisé : « De l'extrême droite. Il faut appeler un chat un chat. » Cette prise de position marque une volonté de s'engager politiquement, contrairement à d'autres sportifs de haut niveau qui préfèrent rester en retrait du débat public.
Le champion olympique a réaffirmé cette position mercredi au micro de RTL : « C'est important de s'exprimer. C'est le rôle de tout citoyen. On a le droit de s'exprimer, de se présenter, avoir un rôle. Dans la démocratie, dans le plan politique qu'on nous propose, c'est normal, ça nous concerne tous en premier plan. Je ne vais pas dire que j'ai la politique dans le sang, mais je ne ferme aucune porte. »
Un avenir politique après les tatamis ?
Cette déclaration intervient alors que l'élection présidentielle approche et que Teddy Riner prépare le dernier grand défi de sa carrière sportive. Le judoka, qui a déjà remporté plusieurs médailles olympiques, semble envisager une reconversion dans le domaine politique.
Selon ses propres mots, son avenir pourrait s'écrire « dans l'hémicycle, dans un ministère ou à l'Élysée ». Une perspective qui confirme son intention de jouer un rôle actif dans la vie publique française après sa carrière sportive.
Cette prise de position de Teddy Riner s'inscrit dans un contexte où la montée de l'extrême droite préoccupe de nombreuses personnalités du monde sportif et culturel. En s'exprimant clairement, le judoka espère encourager d'autres citoyens à s'engager dans le débat démocratique.



