X interdit: Musk réclame la tête de Tondelier
Musk exige la destitution de Tondelier après l'interdiction de X

Elon Musk a exigé, jeudi 6 août 2026, la destitution de Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes, pour "trahison envers la France", après l'interdiction du réseau social X sur le territoire français. Une escalade sans précédent entre le milliardaire et la responsable politique, qui intervient dans un contexte de tensions croissantes autour de la régulation des plateformes numériques.

Une réponse directe à l'interdiction de X

Dans une série de publications sur X, Elon Musk a qualifié Marine Tondelier de "traître" et a appelé à sa "destitution immédiate". Il a également menacé de "poursuivre en justice tous les responsables de cette décision arbitraire". L'interdiction de X, annoncée plus tôt dans la semaine par le gouvernement français, a été justifiée par des manquements répétés aux règles de modération et à la législation européenne sur les contenus haineux.

Marine Tondelier, qui avait publiquement soutenu la mesure, a réagi sur un autre réseau social, affirmant que "Musk confond vitesse et précipitation" et que "la France ne cédera pas au chantage d'un milliardaire qui se prend pour un État". Elle a également rappelé que l'interdiction avait été décidée par le gouvernement, et non par elle-même.

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Une escalade qui interroge

Cette attaque personnelle marque une nouvelle étape dans les relations déjà tendues entre Elon Musk et les autorités françaises. Depuis plusieurs mois, le propriétaire de X critique ouvertement les politiques de régulation des réseaux sociaux en Europe, les qualifiant de "censure déguisée". En réponse, plusieurs ministres français ont dénoncé "l'ingérence d'un milliardaire américain dans les affaires intérieures françaises".

Selon un sondage publié vendredi, 62% des Français soutiennent l'interdiction de X, tandis que 28% y sont opposés. Les partisans de la mesure soulignent les risques de désinformation et de haine en ligne, tandis que ses détracteurs dénoncent une atteinte à la liberté d'expression.

Quelles conséquences pour la plateforme ?

L'interdiction de X en France signifie que le réseau social ne sera plus accessible depuis le territoire français, sous peine de lourdes sanctions financières. Les utilisateurs français ne pourront plus consulter le site ni l'application, et les annonceurs devront cesser toute publicité sur la plateforme. Cette décision pourrait coûter à X plusieurs centaines de millions d'euros de revenus publicitaires, selon des analystes.

En réaction, Elon Musk a annoncé qu'il allait "défendre la liberté d'expression" et qu'il saisirait la justice européenne. Il a également évoqué la possibilité de délocaliser le siège européen de X vers un pays plus "respectueux de la liberté d'expression".

Une affaire politique explosive

Cette affaire intervient à un moment délicat pour le gouvernement français, qui cherche à renforcer la régulation des plateformes numériques tout en évitant une crise diplomatique avec les États-Unis. Le ministre de l'Intérieur a tenté de calmer le jeu en déclarant que "la France reste ouverte au dialogue avec toutes les entreprises, mais dans le respect de ses lois".

Les Écologistes, de leur côté, ont apporté leur soutien à Marine Tondelier, dénonçant "les méthodes de voyou d'un milliardaire qui se croit au-dessus des lois". Une pétition en ligne, lancée par des soutiens de Tondelier, a déjà recueilli plus de 200 000 signatures pour exiger que la France ne cède pas aux menaces de Musk.

Reste à savoir si cette escalade aura des répercussions sur les relations commerciales entre la France et les États-Unis, et si d'autres pays européens emboîteront le pas à la France dans l'interdiction de X. Pour l'heure, Elon Musk semble déterminé à faire de cette affaire un combat personnel.

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