Emmanuel Macron honore ses fidèles à l'Élysée et défend son bilan politique
Macron décore ses fidèles et défend son bilan à l'Élysée

Ce lundi soir, une cérémonie solennelle s'est tenue au palais de l'Élysée, réunissant les fidèles d'Emmanuel Macron. Le président de la République a décoré plusieurs figures politiques actuelles et anciennes, leur remettant les titres de Chevalier de la Légion d'honneur ou de Chevalier de l'Ordre national du mérite. Parmi les personnalités honorées figuraient Stanislas Guerini, Olivier Dussopt, Naïma Moutchou, Patricia Mirallès, Jean-Marc Borello et Nadia Hai.

Une assemblée de proches et d'anciens Premiers ministres

L'événement a rassemblé un aréopage de soutiens de longue date, incluant les anciens Premiers ministres Gabriel Attal, Élisabeth Borne et Jean Castex. Étaient également présents des ministres en fonction ou passés comme Éric Dupond-Moretti, Olivier Véran, Yaël Braun-Pivet et Gérald Darmanin. Emmanuel Macron, arrivé avec un quart d'heure de retard, a immédiatement marqué le ton en déclarant: "C'est difficile pour moi de ne pas avoir le sentiment de commencer un meeting politique!".

Des éloges appuyés pour des collaborateurs historiques

Le chef de l'État a ensuite prononcé une série d'hommages personnalisés. À Jean-Marc Borello, son ancien professeur à Sciences Po devenu délégué national d'En marche!, il a témoigné sa reconnaissance pour sa fidélité et son ouverture, affirmant: "Je vous dois beaucoup". Parmi les décorés se trouvaient aussi des membres clés de sa campagne victorieuse de 2017, comme l'ancienne porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye, ainsi que Julien Denormandie et Benjamin Griveaux, considérés comme des macronistes de la première heure.

Un hommage particulier à Stanislas Guerini

Emmanuel Macron a réservé des mots particulièrement élogieux pour Stanislas Guerini, qu'il a qualifié d'"un des artisans inoubliables" de sa première élection. Le président a souligné lui "devoir tant" à celui "qui a fait tant de sacrifices". Cette prise de parole a également inclus un salut à Gabriel Attal, malgré les critiques récentes de ce dernier envers l'action gouvernementale.

La défense de la réforme des retraites

Un moment fort de la cérémonie a été l'hommage rendu à Olivier Dussopt, ancien ministre du Travail qui a porté la dernière réforme des retraites. Emmanuel Macron a salué son "dialogue qui dit tout de votre conception de votre engagement politique", ajoutant: "Pour vous cher Olivier, la politique n'est pas un jeu. C'est une affaire de loyauté, une affaire de combat".

Un plaidoyer pour une réforme "juste"

Le président est revenu en détail sur le travail d'Olivier Dussopt concernant la réforme des retraites, désormais suspendue. Il a rappelé: "Vous avez été de toutes les batailles avec Élisabeth [Borne] et tous les parlementaires qui sont là. Vous avez porté ce qui était un engagement de campagne pris haut et fort". Reconnaissant le caractère "difficile" de cette réforme, Emmanuel Macron a insisté sur le fait qu'elle "construisait la justice et bâtissait plus d'égalité entre femmes et hommes".

La dénonciation des "attaques inacceptables"

Le chef de l'État a également dénoncé les attaques inacceptables subies par l'ancien ministre durant cette période. S'adressant directement à un Olivier Dussopt visiblement ému, il a déclaré: "Vous avez tout donné pour bâtir une réforme juste. Je n'oublierai jamais". Cette séquence a marqué un temps fort émotionnel de la soirée.

Une conclusion empreinte de reconnaissance

En clôturant la cérémonie, Emmanuel Macron a partagé son "affection" avec tous les participants, reconnaissant ouvertement avoir une immense dette envers eux. Cette déclaration a résumé l'esprit de la soirée: un moment de reconnaissance mutuelle entre le président et ceux qui l'ont accompagné dans son parcours politique.

Cette cérémonie intervient alors qu'Emmanuel Macron, à un peu plus d'un an de la fin de son deuxième mandat, a récemment assuré dans une interview qu'il n'était "pas encore aux regrets" et qu'il serait au travail "jusqu'au dernier quart d'heure" de son mandat. L'événement de ce lundi soir apparaît ainsi comme un jalon symbolique dans la construction du bilan présidentiel.