Sarah Knafo propose une alliance de droite pour la Mairie de Paris
Sarah Knafo, candidate Reconquête à la Mairie de Paris, a déclaré dimanche sur BFMTV qu'elle « tendrait la main à toute la droite » si elle était en tête au premier tour des élections municipales de 2026. Elle a explicitement cité ses concurrents Rachida Dati (LR), Thierry Mariani (RN) et Pierre-Yves Bournazel (Horizons-Renaissance).
Un appel à l'unité pour gouverner ensemble
La cheffe de file zemmouriste a lancé un appel à la sincérité et à la coopération : « Si nous sommes sincères lorsque nous disons que nous voulons plus de sécurité pour les Parisiens, moins de gabegie, une protection de l’argent public, si nous sommes tous sincères, au nom de quoi demain ne gouvernerions-nous pas ensemble au Conseil de Paris ? ». Cette proposition intervient alors qu'une étude Cluster 17 pour Politico, publiée lundi, la crédite de 10% d’intentions de vote au premier tour, soit le seuil minimal pour se maintenir au second tour.
Selon cette même étude, Emmanuel Grégoire (union de la gauche hors LFI) arrive en tête avec 33%, suivi de Rachida Dati (26%), Pierre-Yves Bournazel (14%), et Sophia Chikirou (LFI, 12%).
Des résistances du côté de Rachida Dati
Pour l'instant, une alliance avec Reconquête ne fait pas partie des plans de Rachida Dati. La candidate LR s'est montrée réservée, rappelant qu'Éric Zemmour – compagnon de Sarah Knafo – avait « appelé à (sa) démission » en 2016 parce qu'elle avait « appelé (sa) fille (Zohra), du prénom de maman ». « Ce n’est pas mes valeurs », avait-elle ajouté le 1er février sur RTL.
Sarah Knafo a répondu à ces critiques : « Je trouve qu’elle a tort d’en parler. On peut se sentir blessée de quelque chose, on peut se sentir en colère, je trouve que néanmoins, c’est un tort aujourd’hui de venir reparler de vieux propos alors qu’on a une chance historique de récupérer la mairie ».
Des blessures personnelles et politiques
La candidate, qui siège depuis 2022 au Parlement européen au sein du groupe « Europe des nations souveraines » – comprenant notamment les eurodéputés allemands de l'AfD – a minimisé les querelles personnelles : « On n’en est pas aux petites blessures de chacun ». Elle a également évoqué ses propres blessures : « Moi aussi, il y a des choses qui me blessent : quand on dit que je suis d’extrême droite, par exemple, ce que dit M. Bournazel, vous croyez pas que ça me blesse ? ».
Un soutien inattendu de la droite
Par ailleurs, Aurélie Assouline, adjointe LR du 17e arrondissement de Paris, a annoncé rejoindre la campagne de Sarah Knafo dans un entretien au Journal du dimanche. Ce ralliement pourrait renforcer la position de la candidate zemmouriste dans la capitale.
Les élections municipales à Paris se tiendront les 15 et 22 mars 2026, avec des enjeux majeurs pour la gouvernance de la ville.