Doucet : «À gauche, besoin impératif de se réunir»
Doucet : «À gauche, besoin impératif de se réunir»

Dans un entretien accordé à Libération, le maire écologiste de Lyon, Grégory Doucet, a lancé un appel pressant à l'unité de la gauche. « À gauche, on a un besoin impératif de se réunir », a-t-il déclaré, soulignant les risques d'une division face à la montée de l'extrême droite et aux défis écologiques.

Un constat d'urgence politique

Grégory Doucet, élu à la tête de la ville de Lyon en 2020, estime que les différentes composantes de la gauche doivent dépasser leurs querelles pour proposer une alternative crédible. Selon lui, la fragmentation actuelle affaiblit le camp progressiste et profite à ses adversaires. « Nous n'avons pas le luxe de nous diviser », a-t-il insisté.

L'édile lyonnais a rappelé que lors des dernières élections municipales, une union large avait permis de remporter plusieurs grandes villes, dont Lyon, Strasbourg ou Bordeaux. Il plaide pour que ce modèle soit reproduit à l'échelle nationale, en vue des prochaines échéances électorales, notamment la présidentielle de 2027.

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Les enjeux écologiques au cœur du rassemblement

Pour Doucet, l'urgence climatique doit être un moteur de l'unité. « L'écologie n'est pas une option, c'est une nécessité », a-t-il affirmé. Il appelle à une convergence entre les partis de gauche et les mouvements écologistes pour construire un projet commun autour de la transition écologique et de la justice sociale.

Le maire de Lyon a également critiqué la politique du gouvernement actuel, qu'il juge insuffisante en matière de lutte contre le réchauffement climatique. « On ne peut pas continuer à faire du surplace », a-t-il déploré, appelant à des mesures plus ambitieuses.

Un appel à dépasser les clivages

Interrogé sur les tensions entre les différents courants de gauche, Grégory Doucet a reconnu que les divergences existent, mais qu'elles ne doivent pas empêcher de travailler ensemble. « Il faut savoir mettre de côté nos différences pour l'intérêt général », a-t-il déclaré. Il a cité l'exemple de la Nupes, qui, malgré ses difficultés, a montré qu'une alliance était possible.

Selon un sondage récent, 65 % des électeurs de gauche se disent favorables à une union des partis progressistes. Doucet voit dans ce chiffre un signal fort adressé aux dirigeants politiques. « Les citoyens nous demandent de nous rassembler », a-t-il conclu.

Une position qui fait débat

L'appel de Grégory Doucet intervient dans un contexte de recomposition politique à gauche, où les positions sont encore mouvantes. Certains responsables, comme Jean-Luc Mélenchon, ont également plaidé pour une union, mais avec des conditions qui suscitent des résistances.

Le maire de Lyon espère que son initiative pourra contribuer à rapprocher les points de vue. « Il est temps de passer des paroles aux actes », a-t-il lancé, en appelant à des discussions concrètes entre les partis.

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