Un dîner presque parfait, mais qui fait polémique. Emmanuel Macron, satisfait de son G7 à Évian, a reçu mercredi Donald Trump à Versailles pour un dîner sous les ors du château, conclusion fastueuse d’un déplacement au cours duquel le président américain s’est montré particulièrement accommodant. De quoi fâcher une partie de l’opposition politique.
Une opposition qui s’indigne
« Il faut définitivement apprendre à vivre sans Trump », a protesté Jean-Luc Mélenchon, candidat de La France insoumise (gauche radicale) à la présidentielle de 2027. Cette déclaration reflète le mécontentement de nombreux opposants qui voient dans cette réception un signe de soumission face au locataire de la Maison-Blanche.
Macron se défend
« Ce n’est pas un dîner de gala », a répondu lundi le chef de l’État. « N’ayons pas honte de ce que nous sommes. Versailles est un instrument diplomatique et un instrument de puissance », a assumé Emmanuel Macron. Il a également affirmé n’avoir jamais été « ambigu ou faible » face à Donald Trump.
Une visite privée pour séduire Trump
Le président américain n’a pas toujours été tendre avec Emmanuel Macron, qu’il côtoie depuis dix ans. Mais le château du Roi-Soleil semble l’avoir convaincu. C’est « du lourd », a admis le président américain, dont la passion pour les dorures n’est plus à prouver. Pour qu’il en prenne toute la mesure, Emmanuel Macron lui a concocté une visite privée, avec la Galerie des Glaces, une galerie consacrée à la guerre d’indépendance des États-Unis, et un concert dans la chapelle royale.
Des avancées diplomatiques
Cette déambulation a été entrecoupée d’une conversation téléphonique des deux présidents avec leur homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, à l’initiative d’Emmanuel Macron, selon l’Élysée. De plus, Donald Trump a signé l’accord avec l’Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, ce qu’il a ensuite confirmé à la presse.
Une entente affichée
Emmanuel Macron savoure sa bonne entente affichée ces derniers jours avec l’imprévisible président américain, en lequel il a assuré mercredi avoir « toujours eu confiance ». En conclusion du sommet, que le président américain a jugé « extrêmement réussi », il a même multiplié les compliments à l’égard de son homologue français, qualifié d'« ami spécial » et d'« homme très gentil », et de Brigitte Macron, « une personne fantastique ».
Un sommet pour arrondir les angles
À en croire Emmanuel Macron, c’est aussi là l’intérêt de ces sommets, qui offrent l’occasion d’arrondir les angles en sortant du « clash constant » par messages interposés sur les réseaux sociaux. Une manière de justifier une proximité qui fait débat, mais qui, selon lui, sert les intérêts de la France.



