Une confusion embarrassante pour le député RN Sébastien Chenu
Lors d'une interview sur France info le lundi 9 février 2026, le député du Rassemblement National Sébastien Chenu a commis une bourde notable en confondant deux figures emblématiques du rugby français. Alors qu'il discutait de la candidature de Laure Lavalette aux élections municipales de Toulon, il a attribué à Mohed Altrad, président du Montpellier Hérault Rugby et candidat à la mairie de Montpellier, des propos tenus par Mourad Boudjellal, ancien président du club de rugby de Toulon.
Les déclarations erronées de Chenu
En direct, Sébastien Chenu a affirmé : « Le Rassemblement National à Toulon, il ne fait pas peur, il attire. Je note que Mohamed Altrad, qui est un adversaire du Rassemblement National, déclare ces jours-ci dans la presse qu'il trouve Laure Lavalette brillante ». Cette déclaration a immédiatement suscité des réactions, notamment sur les réseaux sociaux, où des observateurs ont pointé du doigt cette confusion entre deux personnalités aux parcours distincts.
En réalité, les compliments envers Laure Lavalette émanaient de Mourad Boudjellal, qui a récemment annoncé son soutien à la liste toulonnaise de Michel Bonnus (LR) pour les municipales. Sur le plateau de BFM Toulon Var, Boudjellal avait décrit la candidate RN comme « plutôt séduisante, plutôt intelligente, plutôt brillante », sans pour autant dénigrer son adversaire politique.
Les répercussions et le contexte politique
Cette confusion n'est pas passée inaperçue, tant pour les amateurs de rugby que pour les acteurs de la vie politique locale. Elle soulève des questions sur la connaissance des figures publiques par les élus, d'autant plus que Mohed Altrad et Mourad Boudjellal sont des hommes d'affaires reconnus dans le monde sportif, mais avec des engagements politiques différents. Altrad, candidat à Montpellier, est souvent perçu comme un opposant au RN, tandis que Boudjellal, bien que soutenant une liste LR, a exprimé une opinion modérée sur Lavalette.
L'incident a été largement relayé sur Twitter, où des utilisateurs ont critiqué cette erreur, rappelant que « tous les Arabes ne se ressemblent pas », comme l'a tweeté Nadège Abomangoli. Cette bourde intervient dans un contexte électoral tendu, où les déclarations des candidats et de leurs soutiens sont scrutées à la loupe.
Malgré cette confusion, l'interview sur France info s'est poursuivie sans correction immédiate, laissant planer un doute sur l'impact de telles erreurs dans le débat public. Les observateurs notent que cela pourrait nuire à la crédibilité de Chenu, surtout dans une période où la précision des informations est cruciale pour les électeurs.