François Bayrou, président du MoDem, propose l'organisation d'une primaire qui intégrerait « tous ceux qui rejettent les extrêmes » afin d'éviter la « catastrophe » d'un duel entre le Rassemblement national et La France insoumise au second tour de la prochaine élection présidentielle. Il s'exprime dans un entretien accordé au Figaro.
Un appel à rassembler le bloc central
L'ancien Premier ministre, qui esquissait au printemps son rôle de « rassembleur » d'un bloc central dispersé, passe désormais aux travaux pratiques. Dans cet entretien, il précise que cette primaire aurait un périmètre très large, allant de la « version social-démocrate » du Parti socialiste jusqu'aux « gaullistes ».
« Il faut bien que quelqu'un rapproche les uns et les autres », avait-il déclaré au printemps, justifiant sa volonté de jouer un rôle central dans la future campagne présidentielle. Avec cette proposition, il concrétise cette ambition en appelant à une union de tous les opposants aux extrêmes.
Un enjeu : éviter un duel extrême
Pour François Bayrou, l'objectif est clair : empêcher un second tour opposant le RN et LFI, qu'il qualifie de « catastrophe ». Cette primaire serait ouverte à toutes les forces politiques se situant dans le rejet des extrêmes, sans exclusive.
Cette initiative intervient dans un contexte où le bloc central apparaît fragmenté. En proposant une primaire élargie, le président du MoDem cherche à structurer une alternative crédible face aux partis aux extrêmes.
Des réactions attendues
La proposition de François Bayrou suscite déjà des réactions dans le paysage politique. Les partis concernés, du PS aux Républicains, devront se positionner face à cette initiative. Le calendrier d'une telle primaire n'a pas été précisé par l'intéressé.
Cette annonce marque une étape dans la préparation de la prochaine échéance électorale, alors que les différents courants du centre et de la droite modérée cherchent encore leur voie.



