Un ancien cadre de Civitas, mouvement antisémite, reste lié à la liste RN à Reims
Ancien cadre de Civitas lié à la liste RN à Reims

Un ancien cadre de Civitas maintient des liens avec la liste RN à Reims

À Reims, une situation politique locale suscite l'émoi après la révélation qu'un ancien cadre du mouvement antisémite Civitas n'a pas rompu ses relations avec la liste du Rassemblement National. Cet individu, connu pour ses positions extrêmes, a notamment rendu hommage au dictateur espagnol Franco et exprimé un antimaçonnisme marqué, des éléments qui interrogent sur les alliances et les filtres au sein du parti d'extrême droite.

Des antécédents controversés au cœur du débat

L'ancien cadre de Civitas, un mouvement classé à l'extrême droite et souvent critiqué pour ses discours antisémites, a été identifié comme ayant des liens persistants avec les responsables locaux du RN à Reims. Selon des sources proches du dossier, cette personne a participé à des événements où elle a salué la mémoire de Franco, une figure controversée de l'histoire espagnole, tout en diffusant des théories antimaçonniques. Ces actions, bien que non directement liées à ses activités politiques actuelles, soulèvent des inquiétudes quant à la tolérance du RN envers des individus aux idéologies radicales.

Le mouvement Civitas, fondé en 1999, est connu pour son opposition virulente à la laïcité et ses prises de position souvent qualifiées de haineuses. Son ancien cadre, dont le nom n'a pas été divulgué publiquement pour des raisons légales, aurait maintenu des contacts réguliers avec des membres de la liste RN, participant à des réunions et échangeant sur des stratégies électorales. Cette proximité a été confirmée par plusieurs témoins, bien que le RN n'ait pas officiellement commenté l'affaire.

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Les répercussions sur la scène politique rémoise

Cette révélation intervient dans un contexte électoral tendu à Reims, où le RN cherche à renforcer son implantation. Les opposants politiques ont rapidement saisi l'occasion pour critiquer le parti, l'accusant de fermer les yeux sur des affiliations problématiques. Des associations de lutte contre le racisme et l'antisémitisme ont exprimé leur préoccupation, appelant à une clarification publique de la part du RN sur ses critères d'adhésion et de collaboration.

Par ailleurs, l'antimaçonnisme affiché par l'ancien cadre de Civitas ajoute une dimension supplémentaire à la polémique. Cette idéologie, qui vise à discréditer les francs-maçons, est souvent associée à des théories du complot et à des groupes d'extrême droite. Son maintien dans les cercles politiques locaux pourrait nuire à l'image du RN, déjà sous le feu des critiques pour ses positions sur divers sujets sociétaux.

Les autorités locales, y compris la mairie de Reims, ont été sollicitées pour réagir, mais aucune déclaration officielle n'a encore été faite. En attendant, cette affaire met en lumière les défis auxquels sont confrontés les partis politiques dans la gestion de leurs membres et sympathisants, surtout dans un climat de polarisation croissante.

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