Aides sociales : 4,2 Md€ d'économies proposées
Aides sociales : 4,2 Md€ d'économies proposées

Un rapport remis au gouvernement propose de réaliser 4,2 milliards d'euros d'économies sur les aides sociales et les avantages fiscaux destinés aux familles. Cette somme représente environ 10 % des dépenses consacrées à ces dispositifs, qui s'élèvent à 42 milliards d'euros par an. Le rapport, rédigé par l'inspection générale des affaires sociales (Igas) et l'inspection générale des finances (IGF), a été remis en juillet 2026 à la ministre des Solidarités, selon des informations du journal Le Monde.

Des mesures ciblant les ménages les plus aisés

Parmi les pistes envisagées, le rapport propose de réduire le quotient familial, qui permet de diminuer l'impôt sur le revenu en fonction du nombre d'enfants. Cette mesure rapporterait 1,2 milliard d'euros. Il suggère également de plafonner la prime de naissance, qui serait réservée aux familles dont les revenus sont inférieurs à un certain seuil, permettant une économie de 800 millions d'euros.

Le rapport préconise aussi de supprimer la demi-part accordée aux parents isolés, une mesure qui concernerait environ 800 000 foyers et générerait 700 millions d'euros d'économies. Enfin, il propose de réviser les barèmes de la prestation d'accueil du jeune enfant (PAJE), ce qui représenterait 500 millions d'euros.

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Des réactions contrastées au sein du gouvernement

Ces propositions suscitent des réactions contrastées au sein de l'exécutif. La ministre des Solidarités, qui a commandé ce rapport, se dit favorable à une partie des mesures, notamment celles visant à mieux cibler les aides vers les familles les plus modestes. En revanche, certains membres du gouvernement, notamment au sein de la majorité, expriment des réserves, craignant un mécontentement des classes moyennes.

Selon une source proche du dossier, le président de la République aurait demandé à ce que les mesures soient étudiées « avec prudence » et que leur mise en œuvre soit progressive. Le Premier ministre, de son côté, a évoqué la nécessité de « préserver le pouvoir d'achat des Français » tout en réduisant la dette.

Un calendrier incertain

Le rapport doit être présenté officiellement dans les prochaines semaines, mais aucune décision n'a été prise à ce stade. Le gouvernement pourrait choisir de n'appliquer qu'une partie des recommandations, en fonction des arbitrages budgétaires et des consultations à venir. Les associations familiales, qui ont été consultées, ont déjà fait part de leur opposition à certaines mesures, notamment la réduction du quotient familial.

Si ces économies étaient mises en œuvre, elles contribueraient à réduire le déficit public, qui devrait atteindre 5,1 % du PIB en 2026, selon les dernières prévisions. Toutefois, leur impact social pourrait être significatif, en particulier pour les familles nombreuses et les parents isolés, qui sont les principaux bénéficiaires de ces dispositifs.

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