Un second tour sous le signe de la triangulaire à Sainte-Marie-de-Ré
À l'issue d'un premier tour particulièrement serré, les électeurs de Sainte-Marie-de-Ré sont conviés à un second tour décisif ce dimanche. Trois listes restent en compétition pour conquérir la mairie, promettant une fin de campagne intense et indécise.
Franck Mussillier en tête mais sous pression
Arrivé en tête du premier scrutin avec 36,45 % des voix, Franck Mussillier, à la tête de la liste Ensemble pour un nouveau regard pour Sainte-Marie, affiche une détermination sans faille. Dès le lendemain du premier tour, il a réaffirmé sa volonté de poursuivre sa route avec ses colistiers, en se concentrant exclusivement sur son projet pour les Maritais.
« Nous, c'est projet contre projet. Nous ne répondons pas aux attaques même s'il y a eu de la basse politique à subir », a-t-il déclaré, tout en réfutant fermement les rumeurs d'une proximité avec le Rassemblement National. Pour preuve, il a exhibé sa carte d'adhérent d'un parti politique bien éloigné des extrêmes, soulignant qu'il ne souhaitait imposer aucune couleur politique à son équipe, une pratique courante dans de nombreuses petites communes françaises.
Philippe Laulanet, le challenger déterminé
Second avec 32,91 % des suffrages, Philippe Laulanet, issu de la majorité sortante et candidat de la liste Ambition Sainte-Marie, ne baisse pas les bras. Il a immédiatement entamé des discussions avec les deux listes citoyennes qualifiées pour le second tour, mais ces pourparlers n'ont pas abouti à une alliance.
« Nous, si nous faisions quelque chose, c'était avec les deux listes. C'était logique, c'était avec les deux ou rien », a-t-il expliqué. Malgré l'écart de 73 voix avec la liste de tête, il se montre confiant et mobilisé, rappelant que l'enjeu principal réside dans la capacité à convaincre les 1 135 abstentionnistes du premier tour.
Le binôme Guyon-Lefort maintient sa candidature
La liste Sainte-Marie autrement, portée par le binôme Didier Guyon et Morgane Lefort, a obtenu 17,06 % des voix et a choisi de se maintenir au second tour. Ils ont justifié leur décision en indiquant que leur vision du fonctionnement municipal était incompatible avec celle de Philippe Laulanet, rendant toute alliance impossible.
En revanche, la liste conduite par Bruno Beaudouin, qui avait recueilli 13,57 % des suffrages, a préféré se retirer, estimant que son score ne lui permettait pas de peser politiquement sur l'avenir de la commune. Ce retrait s'est fait sans consigne de vote, les candidats affirmant ne pas être comptables des voix de leurs électeurs.
L'abstention, clé du scrutin
Dans cette triangulaire serrée, tous les regards se tournent vers les abstentionnistes. Avec plus de mille électeurs ayant boudé les urnes au premier tour, leur mobilisation pourrait bien déterminer l'issue du vote. Comme le souligne l'adage latin, Alea jacta est – le sort en est jeté – mais tout reste possible dans cette ultime ligne droite.
Les trois candidats vont donc devoir redoubler d'efforts pour convaincre ces électeurs indécis, dans une campagne où les projets municipaux et la vision de l'avenir de Sainte-Marie-de-Ré seront au cœur des débats.



