Sophia Chikirou (LFI) s'en prend violemment aux journalistes lors d'une réunion publique à Paris
La campagne pour les élections municipales à Paris a connu un nouvel épisode de tension dimanche 23 février, lors d'une réunion publique organisée dans le 19e arrondissement. Le thème de l'événement portait sur le racisme et les inégalités, mais la candidate La France insoumise (LFI) Sophia Chikirou a rapidement dirigé ses attaques vers certains journalistes, selon un rapport du Figaro publié mardi. Devant un public attentif, elle a appelé à une rupture directe avec des figures médiatiques qu'elle accuse ouvertement de partialité et de comportements inacceptables.
Un discours offensif et des accusations graves
Dans un discours particulièrement agressif, l'élue insoumise a lancé des propos chocs, déclarant : « Virez les fascistes des médias parce qu'on n'en peut plus des laquais, des fascistes sur les plateaux télé ». Elle a ensuite mis en cause la légitimité professionnelle de certains journalistes, affirmant avec véhémence : « Vous n'êtes pas journaliste, vous n'avez rien de journaliste, rendez la carte. Vous êtes des petits agents. ». Pour appuyer ses dires, elle a également évoqué des « nazis à petits pieds », une formule qu'elle attribue à Simone Veil, ajoutant une dimension historique controversée à ses accusations.
Dénonciation des pressions et du mépris social
Sophia Chikirou a poursuivi son intervention en dénonçant ce qu'elle décrit comme des pressions systématiques et une forme de mépris social exercés contre son camp politique. « A quel moment vous croyez qu'on va baisser les yeux ? », a-t-elle interrogé avec colère, avant d'ajouter : « Ça fait des années qu'on porte cette colère […] On n'en peut plus ! ». Ces déclarations reflètent une frustration accumulée et une stratégie de confrontation assumée, visant à mobiliser ses soutiens tout en discréditant les médias traditionnels.
Cette sortie intervient dans un contexte électoral tendu, où la candidate LFI, déclarée à la Mairie de Paris, participait à ce rassemblement politique aux côtés du député Antoine Léaument. Les élections municipales sont prévues pour mars 2026, et cet incident illustre les tensions croissantes entre certains acteurs politiques et la presse. Les observateurs notent que de telles attaques pourraient influencer le débat public et la perception des médias dans la campagne à venir.



