Municipales à Saintes : quatre candidats en meeting, LFI absent des grands rassemblements
Saintes : quatre candidats en meeting, LFI absent des rassemblements

Campagne municipale à Saintes : les meetings de la dernière ligne droite

Dans l'ultime semaine précédant le premier tour des élections municipales du dimanche 15 mars, quatre des cinq candidats en lice pour la mairie de Saintes se sont livrés à l'exercice traditionnel du grand meeting de campagne. Seul le candidat de La France Insoumise, Rémy Catrou, a fait exception, privilégiant des rencontres de proximité dans les quartiers.

Ludovic Norigeon : le rassemblement de la gauche au hall Mendès-France

Mardi 10 mars, le hall Mendès-France a vibré au son de "Un monde nouveau" de Feu ! Chatterton pour accueillir le dernier meeting de la liste Saintes demain. Ludovic Norigeon, présenté comme le "capitaine" de cette coalition regroupant PS, PC, Écologistes et Place publique, a pris la parole devant plus de 300 personnes.

Parmi les soutiens de poids figuraient le conseiller départemental Jean-Luc Marchais, le sénateur Mickaël Vallet et le député Fabrice Barusseau. Le conseiller régional écologiste Stéphane Trifiletti a ouvert les hostilités en critiquant vertement le maire sortant Bruno Drapron : "Il n'a pas freiné la bétonisation de la ZAC des Coteaux et, après, il vient jouer devant les caméras au moment des inondations."

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Norigeon a quant à lui dénoncé "des mensonges" dans le programme de son adversaire, affirmant : "Ce sont des méthodes douteuses qui montrent une méconnaissance du territoire."

Jean-Philippe Machon : une déclaration d'amour à sa ville

Le mercredi 11 mars, toujours au hall Mendès-France, l'ancien maire divers droite Jean-Philippe Machon a offert à son auditoire d'environ 300 personnes une véritable déclaration d'amour filmée : "Saintes, je t'aime, je ne t'ai jamais quittée. Je suis là pour toi, pour les Saintaises et les Saintais."

Parmi les personnalités présentes se trouvaient Bernadette Schmitt, maire de 2001 à 2008, l'ancien président de la Chambre de commerce et d'industrie Hervé Fauchet, ainsi que d'anciens élus comme Marcel Ginoux. La surprise de la soirée est venue de Didier Martin, élu d'opposition, qui a témoigné des difficultés à travailler avec l'actuelle majorité : "Je fais le rêve que le prochain maire agisse dans le respect, la concorde et l'harmonie."

Bruno Drapron : l'argument de la stabilité

Jeudi 12 mars, le maire sortant Bruno Drapron a également réuni près de 300 personnes au hall Mendès-France. Il a commencé son intervention en évoquant les récentes inondations : "Vingt jours de fatigue, de mobilisation, de solidarité concrète entre les habitants."

"Pour apporter des réponses, il faut une chose essentielle : de la stabilité municipale. Car oui, nous avons fait le job !", a-t-il martelé. Loïc Girard, président de l'intercommunalité de Gémozac et de la Saintonge viticole, est venu appuyer son propos en réclamant lui aussi de la "stabilité". Drapron a réservé quelques piques à ses concurrents, qualifiant leurs évaluations de faites "sur un coin de table".

Laurent Daviet : le contre-pied au Vegas

Le même jeudi 12 mars, Laurent Daviet, tête de liste de Saintes au quotidien et élu dissident de la majorité, a choisi le complexe du Vegas pour son meeting. Environ 200 personnes, sans compter les colistiers et les musiciens de la batucada Ça samba et ça revient, ont répondu présent.

Le candidat, quelque peu hésitant dans ses chiffres, a constamment pris le contre-pied de la majorité sans jamais la nommer directement. Il a promis des "bons calculs", du "bon sens paysan" et une "gestion en bon père de famille". Daviet entend "réveiller la belle au bois dormant" et se concentrer sur le "quotidien et non du prestige".

L'absence notable de La France Insoumise

Contrairement à ses concurrents, le candidat LFI Rémy Catrou n'a pas organisé de grand meeting de fin de campagne. Il a opté pour des "Rendez-vous populaires" ces dernières semaines dans différents quartiers de Saintes, privilégiant ainsi le contact direct avec les habitants plutôt que les grands rassemblements traditionnels.

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Ces meetings ont permis aux candidats de montrer leur légitimité, de compter leurs soutiens et de motiver leurs troupes à quelques jours d'un scrutin qui s'annonce serré dans la ville de Saintes.