Municipales à Royan : le maire sortant Les Républicains en tête, le Rassemblement national en forte progression
Le maire sortant Les Républicains, Patrick Marengo, arrive largement en tête du premier tour des élections municipales à Royan avec 46,61 % des suffrages exprimés. Cependant, il rate sa réélection dès ce premier tour, obligeant la tenue d'un second tour dimanche prochain. Le candidat du Rassemblement national, Nicolas Calbrix, réalise une forte percée en obtenant 25,74 % des voix, se plaçant en seconde position.
Une quadrangulaire au second tour avec des enjeux limités
L'enjeu du second tour ne sera pas de savoir qui sera le prochain maire de Royan. À moins d'un événement improbable, rien ne semble pouvoir empêcher Patrick Marengo de l'emporter. Avec son score de 46,61 %, il loupe de peu la majorité absolue nécessaire pour une élection au premier tour. « Mon objectif était d'être au-dessus des 45 %. Le contexte national a beaucoup joué. Le fait d'avoir un second tour va permettre à notre liste d'obtenir davantage d'élus », assure-t-il, en misant sur un score similaire dans une semaine.
Ses opposants, conscients de ne pouvoir remporter la victoire, vont tenter de gonfler leurs résultats pour envoyer un maximum d'élus au conseil municipal. Le taux de participation de 58,35 % laisse des voix à grappiller, d'autant que les quatre listes présentes au premier tour se maintiennent pour le second tour.
Le Rassemblement national en nette progression
Nicolas Calbrix, candidat du Rassemblement national, ne cache pas sa satisfaction. Avec 25,74 % des voix, il a plus que doublé le score de Thierry Rogister en 2020 (12,33 %). « Les militants seront certainement déçus mais je sais que c'est un très beau résultat. Il reste une semaine pour l'améliorer », indique-t-il. Contrairement aux attentes, il a convaincu dans les quartiers populaires comme Marne l'Yeuse, devançant par exemple le candidat communiste Jacques Guiard.
La gauche et Renaissance en difficulté
Jacques Guiard, candidat de gauche, obtient 11,63 % des voix, loin des 14,15 % réalisés il y a six ans. « C'est très inquiétant. Je constate que le poids de la droite et de l'extrême droite n'a pas baissé par rapport à 2020 et il s'est même amplifié. Il y a maintenant un second tour et même si les jeux sont faits il faut que le peuple de gauche se déplace aux urnes », souligne-t-il. Il attribue partiellement ce recul au désamour avec La France insoumise, qui s'est retirée de la liste de gauche.
Thomas Lafarie, candidat Renaissance, est le grand perdant du scrutin avec 16,02 % des suffrages, contre 21,38 % en 2020. Il n'a pas réussi à capitaliser sur ses six ans dans l'opposition au conseil municipal. Comme Jacques Guiard, il devra limiter la casse pour emmener des colistiers à la mairie. « Il faudrait qu'on soit au moins deux », confie-t-il, sachant que Patrick Marengo ne laissera pas beaucoup de miettes.
Le second tour, dimanche prochain, déterminera la composition du conseil municipal, avec Patrick Marengo en position de force pour conserver son siège de maire.



