Présidentielle 2027 : Édouard Philippe veut s'imposer face au RN
Présidentielle 2027 : Philippe veut défier le RN

À moins d'un an du premier tour de l'élection présidentielle de 2027, la bataille politique s'intensifie. Édouard Philippe, ancien Premier ministre et actuel maire du Havre, entend s'imposer comme le principal adversaire du Rassemblement National (RN). Dans une interview accordée à plusieurs médias régionaux, il a détaillé sa stratégie pour incarner une droite républicaine et modérée, capable de rassembler au-delà de son camp.

Une stratégie de rupture avec le macronisme

Édouard Philippe, qui a quitté le gouvernement en 2020, critique désormais ouvertement la politique menée par Emmanuel Macron. Il estime que le chef de l'État a échoué à endiguer la montée de l'extrême droite et que sa propre formation, Horizons, doit offrir une alternative crédible. « Nous devons être le rempart contre le RN, mais aussi contre une gauche qui ne comprend pas les enjeux de notre temps », a-t-il déclaré.

Les axes de sa campagne

L'ancien Premier ministre mise sur plusieurs thèmes forts : la sécurité, l'immigration maîtrisée et la réindustrialisation du pays. Il propose notamment un renforcement des peines pour les délinquants et une politique d'immigration plus stricte, tout en défendant une Europe protectrice. Sur le plan économique, il prône une baisse des impôts pour les classes moyennes et un soutien accru aux entreprises innovantes.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Une droite qui se recompose

Édouard Philippe n'est pas le seul à convoiter l'investiture de la droite. Les Républicains (LR) peinent à trouver un candidat unique, tandis que d'autres figures comme Laurent Wauquiez ou Valérie Pécresse pourraient entrer en lice. Philippe compte sur son image de modéré et son bilan à Matignon pour séduire un électorat centriste et de droite modérée.

Les sondages donnent le RN en tête

Selon un récent sondage Ifop, Marine Le Pen arriverait en tête au premier tour avec 32 % des intentions de vote, suivie par Édouard Philippe à 18 % et Jean-Luc Mélenchon à 15 %. L'écart reste significatif, mais Philippe espère capitaliser sur un possible report de voix au second tour. « Je suis le seul à pouvoir battre le RN dans une confrontation directe », affirme-t-il.

Les réactions dans son camp

Au sein d'Horizons, l'enthousiasme est mesuré. Certains élus redoutent une candidature trop précoce qui pourrait affaiblir le parti. D'autres, au contraire, saluent l'audace de Philippe. « Il a le charisme et l'expérience nécessaires pour mener cette bataille », estime un député proche de lui. Reste à savoir si les Français adhéreront à ce projet.

Édouard Philippe prévoit de multiplier les déplacements en région dans les prochains mois, avec un meeting prévu à Marseille en juin. Il compte aussi sur le soutien de plusieurs maires de grandes villes, notamment à Bordeaux et à Lyon. La course à l'Élysée est lancée, et l'ancien Premier ministre entend bien y jouer un rôle de premier plan.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale