Édouard Philippe défie le RN pour la présidentielle de 2027
Philippe et le RN installent le bras de fer pour 2027

Édouard Philippe et le RN : un bras de fer annoncé pour 2027

Lors d’un discours à Reims, dimanche 10 mai 2026, Édouard Philippe a clairement désigné le Rassemblement national comme son principal adversaire pour la présidentielle de 2027. Le patron d’Horizons a cité le parti de Marine Le Pen à quatorze reprises, une attaque frontale qui n’est pas passée inaperçue.

Issu d’une famille de professeurs de français, Philippe soigne ses mots. Chaque terme est pesé. En évoquant les revirements du RN sur des sujets majeurs, il a ironisé sur la diffusion controversée du chant pétainiste « Maréchal, nous voilà » à Carpentras, organisée par un maire RN. « Par erreur, dit la mairie. Ils avaient le disque à côté de La Marseillaise, ils se sont trompés. C’est ballot », a-t-il lancé, provoquant des rires dans l’assistance.

Cette offensive a immédiatement suscité une vive réaction de Marine Le Pen et Jordan Bardella. Les deux figures du RN ont dénoncé une « attaque personnelle » et promis de ne « rien laisser passer ». Le camp présidentiel et l’extrême droite se sont ainsi mutuellement choisis comme ennemis pour la prochaine échéance électorale.

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Une stratégie calculée

L’opération anti-RN ne fait que commencer. Dans les semaines à venir, Édouard Philippe devrait intensifier ses critiques, espérant capter les électeurs modérés et déçus du macronisme. Le RN, de son côté, compte sur la dynamique des dernières élections pour contrer cette offensive. La bataille pour 2027 est lancée, et les deux camps semblent prêts à en découdre.

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