Défaite municipale et absence d'opposition pour Patrick Davet
Patrick Davet, maire sortant de La Teste, a été largement battu dimanche par Thierry Gouaichault, qui a obtenu 56,64% des voix contre 32,97%. Malgré cette défaite, Davet a annoncé qu'il ne siégerait pas dans l'opposition municipale. Il conserve cependant son mandat de conseiller départemental jusqu'en 2028 et promet d'être « un vrai partenaire pour la ville ».
Une défaite surprenante et une transition sereine
Ce mardi 24 mars, dans le bureau du maire qu'il quittera samedi, Patrick Davet est revenu sur sa défaite. « Beaucoup nous voyaient en tête au premier tour. Ce n'était pas le cas. Ce fut une surprise », a-t-il déclaré. Il a dû encaisser ses 32,79% face aux 56,64% de Thierry Gouaichault. Samedi à 17 heures, il remettra les clés lors du prochain Conseil municipal.
« Je félicite Thierry Gouaichault et son équipe », a-t-il affirmé. « Je compte sur lui pour faire avancer notre ville. Nous lui laissons la commune dans une situation financière très saine, avec des investissements qu'ils n'auront pas à faire puisque nous les avons faits. »
Pas d'opposition mais une collaboration constructive
Patrick Davet a expliqué son choix de ne pas siéger dans l'opposition : « Je reste conseiller départemental jusqu'en 2028. Je travaillerai en bonne entente avec Thierry Gouaichault pour défendre les intérêts de la ville. On sera en lien. Ne pas être dans l'opposition facilitera ma relation avec lui. Je n'ai aucun esprit de revanche. »
Il a exprimé sa fierté pour son travail de maire pendant six ans : « J'ai été maire de La Teste pendant six ans. Quand je faisais les troisièmes mi-temps au rugby, jamais je ne l'aurais imaginé ! Je suis fier du travail fait, fier de mon équipe. Enfin, mon subconscient m'a dit d'arrêter. Je suis élu municipal depuis dix-huit ans. J'ai aussi besoin de retrouver ma famille. »
Analyse de la défaite et questions sur Cazaux
Patrick Davet a analysé les raisons de sa défaite. « Nos programmes étaient similaires : la façade maritime, la maison de santé. Il y a le plan local d'urbanisme. On s'était engagé à le voter. Il y a déjà un recours de l'État sur la densité et les cabanes de la forêt usagère. On le savait dès le départ et on sera avec la municipalité sur ces sujets. »
Il a critiqué les attaques contre le PLU : « Ils ont critiqué notre PLU, mais sans dire comment eux vont faire. Ce PLU nous a coûté des voix, mais il n'y a pas 36 solutions. S'ils ne les font pas les orientations d'aménagement et de programmation (OAP) où nous les avons fléchées, où vont-ils les faire ? Et s'ils les veulent moins denses, comment faire, puisque l'État nous attaque sur la densité ? »
Il a également évoqué la question de sa personnalité : « Je ne pique jamais de colère. Des fois, oui, je mets des timbres, on ne se refait pas. Mais il faut se faire respecter. Notre campagne a été bonne. Le travail de sape mené par Marc Muret a dû porter ses fruits. »
Concernant Cazaux, où il a perdu l'élection, il a déclaré : « Cazaux est à part. Personne n'a autant fait pour Cazaux que nous et personne n'a été autant sanctionné. Ce sentiment de délaissement perdure. Sans parler de la propagande faite autour de 800 logements sociaux à y construire, alors qu'il ne s'agissait de moins de 200… C'est ainsi. »
Une opposition municipale réduite mais déterminée
En l'absence de Patrick Davet, l'opposition municipale sera représentée par six élus : Christelle Jeckel, Nathalie Juge, Anne Brezillon, Fabien Dufailly, Nicolas Bouyroux et Pascal Bérillon. « Nous serons six opposants constructifs, une opposition vigilante, expérimentée et combative », a-t-il précisé. « Nous verrons comment Thierry Gouaichault, qui a promis un changement de gouvernance, mènera les affaires. »
Patrick Davet conclut sur une note apaisée, sans rancœur ni amertume, prêt à collaborer avec la nouvelle municipalité tout en restant un acteur clé du département jusqu'en 2028.



