Municipales 2026 à Paris : Edouard Philippe recadre Bournazel sur son refus d'alliance avec Dati
Paris 2026 : Philippe recadre Bournazel sur son refus d'alliance

Municipales 2026 à Paris : Le clash entre Bournazel et ses soutiens sur les alliances

À moins de trois semaines du premier tour des élections municipales de Paris, la campagne s'intensifie avec des tensions au sein du camp de centre-droit. Pierre-Yves Bournazel, candidat Horizons soutenu par Renaissance et épaulé par les anciens Premiers ministres Edouard Philippe et Gabriel Attal, a réaffirmé son refus catégorique de toute alliance avec Rachida Dati ou Emmanuel Grégoire en cas de second tour. Cette position, qualifiée de « ni Grégoire, ni Dati », a immédiatement été contredite par Edouard Philippe, créant une divergence notable dans sa propre coalition.

Bournazel campe sur ses positions

Sur France Inter, Pierre-Yves Bournazel a déclaré : « Je ne rejoindrai ni Grégoire ni Dati au second tour. Je mène campagne pour gagner et je crois que les Parisiens méritent un autre chemin que celui proposé par Grégoire et Dati. » Il a insisté sur le fait qu'il incarne une alternative face à ce qu'il décrit comme un « match du passé contre le passé », ajoutant que « le match n'est pas du tout joué ». Cette sortie intervient alors que son équipe de campagne a diffusé une tribune critiquant la gauche et la droite traditionnelles, soulignant les « différences de valeurs » avec Rachida Dati.

Edouard Philippe prône l'union

En réponse, Edouard Philippe, maire du Havre et patron d'Horizons, a rapidement tempéré ces propos. Interrogé par l'AFP, il a affirmé : « Ce que je peux vous dire, moi, c'est que la compétition doit être projet contre projet au premier tour, elle ne doit pas être personnelle, et qu'au soir du premier tour, je ferai tout ce que je peux pour qu'on fasse l'union, et qu'on ait l'alternance à Paris, avec un grand rassemblement de la droite et du centre. » Cette déclaration met en lumière les divisions internes, avec une aile gauche du camp Bournazel soutenant sa ligne dure, tandis que d'autres appellent à un rapprochement stratégique.

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Contexte électoral et réactions

Les sondages récents montrent Pierre-Yves Bournazel en baisse, crédité de 12% des voix, perdant deux points par rapport à fin janvier. Dans le même temps, Rachida Dati gagne du terrain, avec son camp martelant le « vote utile » pour battre la gauche. Cette dynamique alimente les critiques :

  • Nelly Garnier, porte-parole de Rachida Dati, a tweeté : « Un vote Bournazel = un vote pour rien ».
  • Sylvain Maillard, député macroniste, a accusé Bournazel de « choisir délibérément d'empêcher l'alternance à Paris ».
  • Thierry Guerrier, tête de liste pour Dati, a parlé de « suicide politique ».

De plus, Sarah Knafo, candidate zemmouriste, a réagi en promettant de tendre la main aux autres, avertissant que ceux qui refuseraient feraient perdre la droite. Ces échanges révèlent les enjeux cruciaux de cette élection, où la stratégie d'alliance pourrait déterminer l'issue du scrutin.

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