Municipales 2026 à Paris : un débat télévisé entre Dati et Grégoire, sans Chikirou
À quatre jours du second tour des élections municipales à Paris, un débat télévisé crucial est organisé ce mercredi 18 mars 2026 sur BFMTV et Le Figaro TV. Il opposera les deux candidats arrivés en tête au premier tour : Rachida Dati, candidate de la droite (LR et MoDem), et Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche unie hors La France insoumise (LFI). Ce face-à-face, animé par la journaliste Apolline de Malherbe, intervient après que Rachida Dati avait initialement refusé tout débat avant le premier tour, obligeant la chaîne à annuler l'événement prévu.
L'absence de Sophia Chikirou suscite des tensions politiques
Le débat est marqué par une absence notable : celle de Sophia Chikirou, candidate insoumise qui se maintient au second tour malgré des demandes de fusion avec Emmanuel Grégoire restées sans réponse. Cette exclusion a provoqué une vive réaction de la part de La France insoumise. Manuel Bompard, coordinateur du parti, a annoncé sur le réseau social X (anciennement Twitter) saisir immédiatement l'Arcom, l'Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique. Il a également appelé les insoumis à boycotter BFMTV tant que la décision n'est pas revue.
Jean-Luc Mélenchon a renchéri en qualifiant BFMTV de "manipulateurs" et en dénonçant une pratique qui "dégrade la liberté d'expression et humilie l'identité démocratique de notre pays". Ces déclarations soulignent les tensions croissantes autour de la couverture médiatique de la campagne parisienne.
Contexte électoral et enjeux du débat
Le premier tour, tenu le 13 mars 2026, a vu Rachida Dati et Emmanuel Grégoire se qualifier pour le second tour, prévu le 22 mars. Rachida Dati a fusionné sa liste avec celle de Pierre-Yves Bournazel (Horizons), consolidant l'union à droite. Emmanuel Grégoire représente une gauche unie, excluant LFI, tandis que Sophia Chikirou maintient sa candidature, créant une triangulaire à haut risque. Le débat de mercredi est présenté par BFMTV comme un affrontement entre "les deux candidats en mesure de remporter la mairie de Paris", excluant ainsi la candidate insoumise des discussions télévisées.
Cette situation reflète les divisions politiques profondes à Paris et pose des questions sur l'équité médiatique dans le cadre des élections locales. Les réactions de La France insoumise pourraient influencer le climat politique en amont du scrutin décisif.



