Municipales 2026 à Nîmes : Pascal Dupretz, candidat LFI animé par un sentiment d'urgence
Nîmes 2026 : Pascal Dupretz, candidat LFI porté par l'urgence

Municipales 2026 à Nîmes : Pascal Dupretz, candidat LFI porté par un sentiment d'urgence

Pascal Dupretz, candidat de La France Insoumise aux élections municipales de Nîmes, se prépare à affronter les électeurs ce dimanche 15 mars 2026. Âgé de 59 ans, il vit dans la ville depuis une dizaine d'années avec sa compagne, retraitée de l'Éducation nationale et violoncelliste. "Je ne suis que le porte-voix d'un programme et d'un collectif. Il n'y a pas d'enjeu égocentrique. L'importance, c'est la candidature de La France Insoumise à Nîmes", explique-t-il, manifestant une certaine gêne à se mettre en avant.

Un parcours professionnel et personnel ancré dans la culture

Chef de projet dans une agence de communication culturelle, Pascal Dupretz s'est installé dans le Gard au moment de la création du musée de la Romanité. "L'agence s'est implantée à Nîmes et m'a proposé de m'occuper des projets dans le Sud de la France", précise-t-il. Il travaille désormais pour divers musées et parcs naturels, témoignant de son engagement dans le secteur culturel.

Originaire des Flandres, le candidat a longtemps vécu à Lille avant de s'établir dans le quartier nîmois de Saint-Césaire, séduit par "le côté village". Contrairement aux prédictions de certains nordistes, il s'est senti "bien accueilli" et s'est rapidement fait de "nombreux amis". Il apprécie particulièrement "l'incroyable situation de la ville, au cœur de plusieurs régions, puis la ville elle-même avec ses monuments et, peu à peu, par ses différents quartiers. C'est une ville très grande avec des endroits très différents".

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Un engagement militant de longue date

Dans le Nord, Pascal Dupretz était déjà un militant actif, participant à des collectifs antisexistes ou antifascistes, au mouvement de défense des étrangers sans papiers, ou aux grandes grèves contre les réformes des retraites. "Depuis longtemps, je m'intéresse à la politique", confie-t-il, mais ce n'est qu'au lendemain de la dissolution qu'il rejoint le parti de Jean-Luc Mélenchon.

"J'observais de l'extérieur, avec curiosité et exigence", explique-t-il. Il a alors estimé que "c'était le seul mouvement qui avait la force pour faire réellement barrage à l'extrême droite". De plus, La France Insoumise dispose selon lui d'"un vrai programme de rupture" et a pris "position contre les dominations racistes, en reconnaissant l'islamophobie en France comme un vrai problème et en tenant bon, également sur le génocide à Gaza". Lors de l'entretien, il portait d'ailleurs un keffieh palestinien, symbolisant cet engagement.

La campagne : entre humilité et détermination

"Ce n'était pas planifié. Cette campagne me met en avant mais j'ai envie de rester moi-même. Je me suis organisé, j'ai pris des congés ces dernières semaines. Et je reprendrai mon boulot ensuite, si je ne suis pas maire de Nîmes", poursuit le candidat avec une modestie remarquable. Après la campagne pour les législatives anticipées, il est resté aux côtés des Insoumis, animé par "un sentiment d'urgence. J'ai trouvé un collectif très impliqué, très proche des réalités, un écosystème qui m'a permis de continuer à militer".

En dehors de la politique, Pascal Dupretz est un passionné de sport et de cinéma. Il garde un souvenir émerveillé de la découverte de Chaplin par ses enfants et s'intéresse autant au cinéma d'auteur qu'au cinéma de genre, aux films où "le décalage permet la critique sociale, où derrière le frisson, apparaît la réalité". Cette sensibilité artistique nourrit sans doute sa vision politique et son approche des enjeux sociaux.

Alors que les électeurs nîmois se préparent à voter, Pascal Dupretz incarne une candidature ancrée dans les valeurs de gauche, portée par une urgence politique et un engagement militant profond. Son parcours, alliant expérience professionnelle dans la culture et militantisme de terrain, pourrait séduire une partie de l'électorat local en quête d'alternatives.

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