Nîmes 2026 : les maires qui ont façonné l'histoire de la ville à travers les siècles
Nîmes 2026 : les maires marquants de l'histoire locale

Nîmes 2026 : les maires qui ont façonné l'histoire de la ville à travers les siècles

À l'approche des élections municipales de 2026, il est fascinant de se pencher sur l'héritage laissé par les soixante maires qui ont dirigé Nîmes depuis 1790. Chacun a contribué, à sa manière, à écrire l'histoire de cette ville emblématique du sud de la France, certains avec plus de discrétion que d'autres. Ce dimanche 22 mars 2026, au soir du second tour, un nouveau nom émergera des urnes, marquant la fin de l'ère de Jean-Paul Fournier, qui ne peut briguer un cinquième mandat après avoir battu le record de longévité avec vingt-cinq ans à la tête de la municipalité.

Des débuts tragiques dans l'ombre de la Révolution

Les premiers maires de Nîmes ont connu des destins souvent sombres. Jean-Antoine Teissier de Marguerittes, élu le 28 mars 1790 pour seulement trois mois, fut exécuté à Paris en mai 1794 pendant la Terreur, victime d'une dénonciation. Etienne-David Meynier de Salinelles, maire en 1793, subit un sort similaire, exécuté la même année. Jean-Antoine Courbis, en poste de 1793 à 1794, fut massacré dans sa cellule. Plus tard, Ali Margarot, maire de 1880 à 1885, mit fin à ses jours d'un coup de revolver durant son mandat, illustrant les périodes troubles de l'histoire nîmoise.

Des figures engagées dans l'histoire de France et au-delà

Plusieurs maires ont marqué l'histoire bien au-delà de Nîmes. Le marquis Casimir de Vallongue, maire en 1815-1817 et 1824-1825, avait auparavant participé à la Guerre d'indépendance américaine. Ferdinand Girard, maire de 1832 à 1848, était le grand-père d'Henri Donnedieu de Vabres, juge au procès de Nuremberg en 1945. Georges Bruguier, à la tête d'une délégation spéciale après la Seconde Guerre mondiale, fut l'un des quatre-vingts parlementaires à voter contre les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain, ce qui lui valut d'être interné. D'autres, comme Edgard Tailhades, Paul Cabouat et Léon Vergnole, s'illustrèrent dans la Résistance, témoignant de leur engagement contre l'occupation.

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Défenseurs de la culture taurine et bâtisseurs de la ville

La culture taurine a trouvé en Nîmes des défenseurs ardents parmi ses maires. Alexandre Bouchet autorisa les courses de taureaux dans les années 1890, tandis qu'Émile Reinaud organisa la corrida de la contestation en 1894, malgré une loi l'interdisant. Edgard Tailhades est considéré comme le grand promoteur des corridas, à l'origine de la création de la feria en 1952. Jean Bousquet, dans les années 1980-1990, donna une dimension plus médiatique à cet événement, et Jean-Paul Fournier, aficionado, soutint activement la tauromachie.

Sur le plan urbanistique, de nombreux maires ont laissé une empreinte durable. Josias Piaut fit construire l'hôpital à Hoche, Frédéric Vidal posa la première pierre de l'église Sainte-Perpétue, et Jean Duplan lança la construction du temple de l'Oratoire. Fortuné Paradan aménagea la place Belle Croix et le square Antonin. Au XXe siècle, Edgard Tailhades créa la ZUP dans les années 1960, Jean Bousquet géra les inondations de 1988 et initia des projets comme Carré d'art et le stade des Costières. Sous Jean-Paul Fournier, le musée de la Romanité, le palais des congrès et la halle des sports virent le jour, préparant le terrain pour les futurs projets du prochain maire.

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