Municipales 2026 à Lodève : Un face-à-face électrique entre les deux finalistes
Le débat d'entre-deux tours des élections municipales de Lodève, organisé ce jeudi dans les studios de Radio Lodève, a offert un spectacle politique intense et parfois conflictuel. Pendant une heure vingt minutes, Claude Laateb, arrivé en tête au premier tour, et Fadelha Benammar-Koly, sa principale adversaire, se sont livrés à un échange musclé devant les journalistes Damien Sintès et Alain Mendez.
Un climat de confrontation permanente
Dès les premières minutes, le ton a été donné. Claude Laateb, candidat de la liste Lodève autrement, s'est montré offensif, attaquant directement le bilan de la majorité sortante dont fait partie son adversaire. "Je suis arrivé en tête dans tous les bureaux, ce qui exprime la volonté claire de mettre fin à 18 ans où vous n'avez rien fait pour les Lodévois", a-t-il lancé, surfant sur une dynamique de changement.
Fadelha Benammar-Koly, candidate de Lodève, notre ville, notre avenir, a immédiatement répliqué en se distanciant de la maire sortante Gaëlle Lévêque. "Je ne suis pas la maire de Lodève, je ne suis pas Gaëlle Lévêque !" a-t-elle répété à plusieurs reprises, tout en dénonçant l'absence de son opposant dans les commissions municipales durant six ans.
Les chiffres au cœur des polémiques
Le débat s'est particulièrement envenimé autour des questions financières et des réalisations de la mandature précédente. Le Parc régional Chevalier au Bosc a été un point de discorde majeur :
- Claude Laateb a évoqué un investissement de 45 millions d'euros
- Fadelha Benammar-Koly a parlé de 17 + 2 millions d'euros
- La réalité régionale indique 24 millions d'euros investis depuis la création
Le musée de Lodève a également alimenté les tensions. Si la candidate a rappelé le déficit structurel autorisé de 350 000 euros, le candidat a insisté sur un coût global avoisinant le million d'euros en incluant les dépenses de personnel et le bâtiment.
Indépendance et alliances politiques
La question des appartenances politiques a créé de nouvelles passes d'armes. Claude Laateb a revendiqué son indépendance : "Je suis indépendant, je ne dépends d'aucun parti qui me dicte ce que je dois faire. Mais si je suis élu, j'ai les connexions, des réseaux en France". Il a également interrogé son adversaire sur ses arrangements avec Sébastien Rome, candidat éliminé au premier tour.
Fadelha Benammar-Koly a rétorqué : "Je ne suis pas là pour appliquer la doctrine du Parti Socialiste, je suis une femme libre. Mon parti, c'est celui des Lodévois que je veux rassembler". Elle a également précisé n'avoir promis aucune position à ses colistiers, dont un seul ne réside pas à Lodève mais y tient commerce.
Deux visions pour l'avenir de Lodève
En conclusion, les deux candidats ont présenté leurs projets contrastés pour la ville. Claude Laateb a promis :
- Rallumer l'éclairage public dès son arrivée
- Réorganiser l'accueil en mairie
- S'attaquer aux 556 logements vacants
- Créer des emplois sans augmenter les impôts
Fadelha Benammar-Koly a quant à elle insisté sur la continuité et l'amélioration : "De bonnes choses ont été faites, même si tout n'est pas parfait. L'essentiel est qu'aujourd'hui, Lodève avance". Elle a promis de travailler avec toutes les collectivités territoriales pour faire rayonner la ville.
Ce débat animé, parfois tendu, a permis aux électeurs lodévois de mieux cerner les différences fondamentales entre les deux finalistes. Le choix du dimanche s'annonce crucial entre une promesse de rupture radicale et une volonté d'évolution dans la continuité.



