Élections municipales en Dordogne : une participation record pour le scrutin du 15 mars
Municipales en Dordogne : participation record pour le 15 mars

Une mobilisation électorale exceptionnelle en Dordogne

Les 503 communes du Périgord auront toutes au moins une liste de candidats au premier tour des élections municipales, dimanche 15 mars. Le second tour est prévu le 22 mars. Les candidats avaient jusqu'au jeudi 26 février à 18 heures pour déposer leur liste à la préfecture de la Dordogne. Vingt-quatre heures plus tard, la préfecture a publié un fichier exhaustif recensant toutes les candidatures. Voici les principaux enseignements de cette édition 2026.

1. Un total impressionnant de 10 267 candidats

Certains observateurs craignaient, il y a quelques mois, que les fonctions municipales n'attirent plus suffisamment les citoyens, en particulier dans les communes rurales. Force est de constater que le scrutin municipal de 2026 n'est pas touché par cette crise des vocations en Dordogne. Au contraire, 10 267 candidats se présenteront devant les électeurs lors du premier tour, dimanche 15 mars. Cette participation massive témoigne d'un engagement civique remarquable.

2. Une à cinq listes par commune

Aucune des 503 communes du Périgord ne se trouve sans candidats, assurant ainsi une représentation démocratique complète. Le record du nombre de listes revient à Périgueux et Sarlat, avec cinq listes chacune. Périgueux compte 183 candidats pour 35 postes, tandis que Sarlat en dénombre 153 pour 29 postes. Bergerac, Marsac-sur-l'Isle et Rouffignac-Saint-Cernin-de-Reilhac présentent quatre listes. On recense 19 communes avec trois listes, 123 avec deux listes, et 356 avec une seule liste. Cela signifie que 479 communes, soit 95 % du total, ne connaîtront pas de second tour le 22 mars, les élections étant décidées dès le premier tour.

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3. Une diversité nationale notable

Si la grande majorité des candidats possède logiquement la nationalité française, on trouve 147 personnes de 12 autres nationalités parmi les 10 267 prétendants. Cette diversité reflète l'attractivité du territoire. Les nationalités représentées incluent :

  • 61 Belges
  • 40 Néerlandais
  • 22 Portugais
  • 6 Allemands
  • 6 Irlandais
  • 5 Italiens
  • 2 Espagnols
  • 1 Bulgare
  • 1 Finlandais
  • 1 Lituanienne
  • 1 Roumain
  • 1 Tchèque

4. Dix communes avec un déficit de candidats

Dans dix communes, il y a moins de candidats que de postes à pourvoir, la règle autorisant un effectif inférieur de deux personnes au maximum. Les communes concernées sont :

  • Busserolles, Comberanche-et-Épeluche, Montagnac-la-Crempse, Saint-Martial-Viveyrol, Saint-Vincent-sur-l'Isle et Sainte-Radegonde, où il manque deux candidats.
  • Cause-de-Clérans, Faurilles, Peyzac-le-Moustier, Saint-Martial-de-Nabirat, où il en manque un.

Les conseils municipaux, selon la taille des communes, comptent entre 7 et 35 membres, ce qui souligne l'importance de ces postes pour la gouvernance locale.

5. Les petites communes au cœur de la compétition électorale

Ce n'est pas parce qu'on est une toute petite commune qu'on ne peut pas connaître les délices des rivalités électorales. Ainsi, Bourg-des-Maisons, qui ne compte que 73 habitants, aura 14 candidats répartis sur deux listes. De même, Lavaur, avec 85 habitants, présente 14 candidats, tandis que Saint-Avit-Rivière, 91 habitants, en compte 16. Ces trois communes doivent élire sept conseillers chacune.

Liorac-sur-Louyre est la plus petite commune à compter trois listes : 30 candidats se disputeront les 11 sièges de ce village de 259 habitants. À Bussière-Badil, 386 habitants, ce sont 35 personnes qui sont en lice sur trois listes, également pour 11 postes. Ces exemples illustrent la vitalité démocratique même dans les plus modestes collectivités.

Note : Certaines listes comptent des suppléants, ce qui peut expliquer les chiffres élevés dans certaines communes.

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