Sécurité à Sète : les propositions des candidats pour les municipales 2026
Municipales 2026 à Sète : les solutions sécurité des candidats

Débat sur la sécurité à Sète en vue des municipales 2026

À l'approche des élections municipales des 15 et 22 mars 2026, Midi Libre a organisé une série de débats dans différentes villes. Ce mercredi 18 février, la rencontre s'est tenue à Sète, réunissant cinq candidats qui ont échangé sur plusieurs thèmes, dont la sécurité, un sujet crucial pour les électeurs.

Un consensus sur le manque de moyens

Les candidats se sont globalement accordés sur le constat d'un manque de moyens pour lutter efficacement contre la délinquance. Laura Seguin a insisté sur la nécessité d'aborder la justice sociale et de combattre le sentiment de relégation dans certains quartiers. Elle propose de négocier avec l'État pour le retour d'un commissariat à l'île de Thau et d'obtenir des effectifs supplémentaires. Sa vision inclut une police de proximité, le recrutement de médiateurs et une stratégie de prévention impliquant davantage les habitants. Une mesure phare : la création de régies de quartiers dans les zones prioritaires pour imaginer des projets avec les résidents, favorisant ainsi le lien social.

Des propositions concrètes et chiffrées

Pascal Pintre a critiqué ce qu'il qualifie d'angélisme sur le sujet de la sécurité, peu traité selon lui depuis 25 ans. Il estime qu'il serait démagogique de promettre un commissariat rapidement, car les problèmes persisteraient en attendant. Sa solution : créer une brigade spécialisée anti-stup et augmenter les effectifs de la police municipale de 30 agents, un coût évalué à 1,5 million d'euros.

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Sébastien Pacull, se définissant comme pragmatique, a évoqué une hausse de 43 % de la délinquance liée au trafic de stupéfiants lors du dernier mandat. Il souligne que l'annonce de nouveaux effectifs est souvent un affichage, compte tenu des départs à la retraite. Il propose une police municipale opérationnelle 24 heures sur 24, un commissariat de police municipale sur l'île de Thau, l'installation de vidéoprotection contre les cambriolages et la création d'une maison refuge pour les femmes victimes de violence. Il souhaite également s'attaquer aux commerces utilisés pour le blanchiment d'argent.

Renforcement des effectifs et critiques budgétaires

Hervé Marquès a résumé sa politique sécuritaire par la formule « Les ampoules, les yeux et les casquettes », faisant référence à l'éclairage des rues, la vidéosurveillance et le renforcement de la police municipale de dix effectifs. Malgré les difficultés de recrutement, il promet d'atteindre 100 policiers municipaux au total durant le prochain mandat.

Sébastien Denaja a réagi à cette proposition en mettant en garde contre un dérapage budgétaire, estimant que ce n'est pas à la ville de compenser la faiblesse de l'État. Lui aussi insiste sur la lutte contre les commerces de blanchiment, dénonçant un laxisme de l'actuelle municipalité. Il soutient les expulsions locatives en cas de trafic.

Un débat animé sur l'avenir de la sécurité à Sète

Ce débat a mis en lumière des approches variées pour améliorer la sécurité à Sète, allant de la prévention sociale à des mesures plus répressives. Les candidats ont exposé leurs visions, parfois divergentes, sur la manière de répondre aux préoccupations des habitants. Les propositions, telles que la brigade anti-stup, l'augmentation des effectifs policiers et la lutte contre le blanchiment, reflètent les enjeux locaux et les défis à relever pour les futures élections municipales.

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