Debout les urnes : les municipales 2026 s'annoncent corsées dans l'Hérault et le Gard
Chaque matin, Midi Libre vous propose un récapitulatif quotidien des développements les plus marquants de la campagne des élections municipales de 2026. Intitulé "Debout les urnes", ce rendez-vous offre un panorama complet des scrutins à venir, à savourer avec votre petit déjeuner, jusqu'au second tour prévu le 22 mars 2026.
Le fait du jour : un candidat en garde à vue après une plainte pour injure
Christian Martin, médecin à la retraite et sympathisant de la liste de Patrick Bénézech, le maire sortant de Mus dans le Gard, a passé une nuit en garde à vue. L'incident découle d'un post Facebook publié en septembre dernier, dans lequel Christian Martin imagine une interview fictive. Cette publication met en scène, avec des termes qualifiés de "fleuris", "une liste Ricard, Chasse et Bouvine et une sénatrice (LR) Paulette Bleublancourge". Bien qu'aucun nom n'ait été explicitement mentionné, la sénatrice LR Vivette Lopez, qui figure sur la liste de l'opposant Jean-Louis Blanc, aurait porté plainte pour injure publique.
La phrase du jour : "Béziers est une ville qui va mal"
Cette déclaration provient de Thierry Antoine, conseiller municipal d'opposition et tête de liste du Printemps de Béziers. Cette liste rassemble le PS, le PC, les Écologistes et d'autres formations de gauche. Dans une interview accordée à Midi Libre, le candidat, qui avait obtenu 5 % des voix en 2020 avec une liste différente, critique la gestion de Robert Ménard. Il affirme que le maire sortant a parié sur l'embellissement de la ville pour attirer de nouveaux habitants et stimuler l'économie, un pari qu'il juge "perdu". Thierry Antoine annonce vouloir se concentrer sur les problèmes quotidiens des habitants.
Le chiffre du jour : 200 voix manquantes pour Rémi Gaillard
En 2020, l'humoriste Rémi Gaillard a échoué de justesse à accéder au second tour des municipales à Montpellier, lui manquant seulement 200 voix. Dans une interview à Midi Libre, il rappelle avoir devancé la plupart des partis traditionnels, à l'exception du PS. Cette année, il se présente à nouveau avec l'objectif d'atteindre les 10 % des suffrages. Rémi Gaillard dénonce ce qu'il appelle le "cirque de la politique" et accuse l'actuelle municipalité d'avoir "détruit la ville". Il aspire à former une liste exclusivement composée de "sans étiquettes" et rêve d'une alliance solide dès le premier tour.
La tendance du jour : l'union des droites face à la gauche
Lors d'un déplacement à Agde, Jordan Bardella, président du Rassemblement national, n'a pas exclu la possibilité de former des "listes d'union" ou de "rassemblement" au second tour des municipales, au cas par cas, pour contrer un éventuel succès de l'extrême gauche. À Agde, il est venu soutenir Aurélien Lopez-Liguori, candidat à la mairie, marquant ainsi son premier déplacement de campagne. Jordan Bardella a fixé un objectif ambitieux : "gagner un maximum de communes" et démontrer que le changement peut survenir avant les élections présidentielles. Aurélien Lopez-Liguori a souligné le besoin d'alternance après 25 ans de la même municipalité, qualifiant Agde de "ville symbolique".