Municipales 2026 : Premier tour décisif sur le Pays royannais, ambiance électrique
Municipales 2026 : Premier tour sur le Pays royannais

Municipales 2026 : Premier tour décisif sur le Pays royannais, ambiance électrique

Les élections municipales ont commencé à livrer leur verdict ce dimanche 15 mars 2026. Avant le second tour prévu dimanche prochain, un tour d'horizon complet du premier tour sur le Pays royannais permet de dresser un premier tableau du paysage politique local pour les six prochaines années. Ce scrutin a été marqué par des réélections confortables, des défaites surprises et une atmosphère particulièrement tendue dans certaines communes.

La moitié des maires réélus dès le premier tour

Sur les 33 communes que compte la Communauté d'agglomération Royan Atlantique, seize maires déjà en place ont été réélus dès le premier tour. Neuf d'entre eux n'ont pas tremblé, étant seuls en lice : Marie-Christine Péraudeau à Arvert, Nelly Pinet à Boutenac-Touvent, Vincent Barraud à Étaules, Bernard Pourpoint à Grézac, Marie Bascle aux Mathes, Éric Renoux à Médis, Emmanuel Crétin à Mornac-sur-Seudre, Stéphane Cotier à Mortagne-sur-Gironde et Gwennaëlle Dohin-Prost à Saint-Augustin.

D'autres maires ont dû batailler face à des listes d'opposition, avec des résultats variables. À Corme-Écluse, Olivier Martin a vécu une soirée tranquille avec un score plébiscité de 81,77 %. Thierry Saintlos, Christian Pitard et Patrice Libelli ont également obtenu des scores confortables : 64,54 % à Le Chay pour le premier, 72,57 % à Saint-Sulpice-de-Royan pour le second et 65,52 % à Vaux-sur-Mer pour le troisième. Angèle Bazin à Chaillevette (54,46 %) et Frédéric Duret à Épargnes (53,05 %) ont eu un peu plus de difficultés mais s'en sortent bien.

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À Saujon, l'indéboulonnable maire Pascal Ferchaud va entamer son cinquième mandat. Son élection dès le premier tour avec 57,42 % des voix décourage la concurrence. « Avec trois listes je ne pensais pas être élu tout de suite. Visiblement les gens n'en ont pas marre de moi (rire). Je n'ai en tout cas aucune lassitude, aucune usure », souligne l'élu qui doit cependant composer avec une liste du Rassemblement national à 26,76 %. « Ça a surtout voté RN dans les nouveaux quartiers de Saujon. On a des gens qui ne souhaitent pas revivre ce qu'ils ont vécu dans de grandes villes et votent préventivement », analyse Pascal Ferchaud, peu étonné par le score de 15,83 % de son ancien adjoint Jean-Luc Gensac.

Entre-deux-tours tendu à Royan

Alors que le maire sortant Les Républicains de Royan Patrick Marengo est largement arrivé en tête du premier tour avec 46,61 % des voix, l'élu a pris en grippe son adversaire du Rassemblement national Nicolas Calbrix qui, avec 25,74 % des suffrages exprimés, reste loin derrière lui. Dans une interview accordée à France Bleu au soir du premier tour, il a déclaré que le candidat RN était « un parachuté qui venait de n'importe où et qui faisait 26 % avec un programme de m... démagogique à l'excès (sic) ». Et de conclure : « Je vais lui botter le cul ! »

Contacté, Patrick Marengo avoue « des mots qui ont dépassé sa pensée ». « Ce sont des propos scandaleux. Il va falloir qu'il réintroduise de l'eau lors des soirées électorales et qu'il revienne au calme. C'est le signe d'une certaine fébrilité. Je ne me considère pas du tout comme un parachuté mais comme un néo-Royannais... C'est très mal venu pour quelqu'un qui habite à Saint-Palais-sur-Mer », a répliqué Nicolas Calbrix, visiblement en colère. L'ambiance se réchauffe nettement.

Avec une quadrangulaire dimanche prochain, chaque liste opposée à celle du maire sortant va essayer d'engranger le plus de voix possible pour avoir le maximum d'élus autour de la table du Conseil municipal. Chacune développe des stratégies différentes. Le candidat Thomas Lafarie prévoit par exemple une réunion publique ce mardi 17 mars 2026 à 19 heures à la salle Jean-Gabin.

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À Saint-Palais, Jean Prou se retire

C'est par un communiqué de presse que Jean Prou, à la tête de la liste Tous pour Saint-Palais, a annoncé jeter l'éponge. Malgré la possibilité de se maintenir, il préfère passer son tour en prenant acte des 10,4 % des votes qui se sont portés sur son programme. « Bien sûr, ce résultat n'est pas à la hauteur de nos espérances et c'est pour cela que nous ne présenterons pas de candidature pour le deuxième tour... Nous pensions que l'idée de retrouver un esprit "village" allait faire son chemin... » Tous pour Saint-Palais restera tout de même force de propositions pour l'avenir de la commune. Jean Prou ne donne aucune consigne de vote pour dimanche prochain.

Des maires sortants battus

Trois des neuf maires sortants du Pays royannais confrontés dimanche 15 mars à une seule liste concurrente ne retrouveront pas leur fauteuil. Trois maires élus pour la première fois en 2020. Pour Bernard Laumonier (37,87 %) face à Caroline Fouchier (62,13 %), à Floirac, et Françoise Fribourg (38,95 %) face à Catherine Morin (61,05 %), à Meschers-sur-Gironde, la défaite est nette et sans appel.

À Cozes, en revanche, le sort de Graziella Bordage s'est joué à seulement neuf voix d'écart, au bénéfice de Patricia Chaigneault, troisième en 2020 : 599 voix (49,63 %) pour la maire sortante, 608 (50,37 %) pour sa rivale. La nouvelle future maire voit dans ce résultat ténu mais favorable « notre proximité avec les Cozillons, notre belle campagne, aussi. Nous, nous avons toujours été clairs. Maintenant, il nous faudra aussi convaincre celles et ceux qui n'ont pas voté pour nous. Peut-être parce qu'ils ne me connaissent pas... »

À Arces-sur-Gironde, une autre maire sortante a été battue dès ce premier tour, dans une configuration à trois listes pourtant. Joëlle Boulon (27,39 %) a devancé Raphaël Descamps (19,36 %) mais a été nettement distancée par son adjoint à l'urbanisme, Jacques Puyfaucher (53,26 %), élu donc au premier tour. Ce résultat marque un renouvellement significatif du paysage politique local.