Municipales 2026 à Marguerittes : Rémi Nicolas réélu d'extrême justesse après une soirée électorale tendue
Marguerittes : Rémi Nicolas réélu maire après un scrutin serré

Une soirée électorale tendue à Marguerittes

À la salle polyvalente Louis-Picard de Marguerittes, où étaient installés les huit bureaux de vote de la commune, l'atmosphère était électrique ce dimanche 15 mars 2026. Les électeurs ont vécu une soirée mêlant tension palpable et émotion intense, alors que le suspense est resté entier jusqu'aux derniers bulletins dépouillés.

Une participation en nette hausse

La journée de vote a été marquée par une affluence soutenue dès les premières heures. Dès la matinée, entre 10 heures et midi, les électeurs se sont présentés en nombre dans les bureaux de vote. À 17 heures, le taux de participation atteignait déjà 61,26%, soit 4 300 votants sur les 7 501 inscrits sur les listes électorales.

"Il y a une belle participation. Il faut laisser les urnes parler", confiait alors le maire sortant Rémi Nicolas, tête de la liste J'aime Marguerittes. Son adversaire Stéphane Guillemin, candidat de la liste Marguerittes le mérite, reconnaissait quant à lui l'incertitude du scrutin : "Nous sommes incertains car il n'y a pas de sondages à Marguerittes. Chacun y croit".

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Au final, 4 832 électeurs se sont déplacés, représentant une participation de 64,42%. Ce chiffre marque une augmentation significative par rapport aux municipales de 2020, où seulement 42,7% des inscrits avaient voté. Cette hausse de plus de vingt points doit cependant être nuancée, la précédente élection s'étant déroulée en pleine crise sanitaire du Covid-19.

Les motivations des électeurs

À la sortie des isoloirs, certains électeurs ont expliqué leurs motivations. "Sur du local, on ne vote pas forcément pour un parti mais pour une personne et ce qui pourra être fait", expliquent Sarah et Céline. "C'est important de s'exprimer sur la ville où on vit", ajoutent-elles, soulignant l'importance de l'engagement citoyen au niveau municipal.

Un dépouillement riche en rebondissements

À 18 heures précises, les huit bureaux de vote ont entamé le dépouillement sous les regards attentifs des habitants rassemblés dans le hall de la salle polyvalente. Les premières tendances ont rapidement donné l'avantage à Stéphane Guillemin, avec 56,7% contre 43,3% pour Rémi Nicolas dans un premier bureau.

"Ce n'est pas vrai !", s'est exclamé un électeur en voyant les chiffres apparaître sur l'écran. "C'est serré !", lui a répondu un autre, résumant l'atmosphère de tension qui régnait dans la salle.

Mais au fil du dépouillement, la tendance s'est progressivement inversée. Après 500 bulletins comptabilisés, les estimations ont finalement placé Rémi Nicolas en tête avec 51,18% des suffrages.

La première expérience électorale des jeunes

Parmi les présents, plusieurs jeunes vivaient leur première soirée électorale. Maely, Clément et Laora, tous âgés de 18 ans, votaient pour la première fois. "Je trouve que c'est important de s'engager pour sa ville", explique Clément. "Ça nous apprend petit à petit comment ça fonctionne", ajoute Maely, témoignant de l'importance de l'éducation civique par la pratique.

Une réélection d'extrême justesse

Vers la fin du dépouillement, la tendance s'est confirmée. Rémi Nicolas a été réélu maire de Marguerittes avec 52,39% des voix, contre 47,61% pour Stéphane Guillemin. La liste J'aime Marguerittes obtient 22 sièges au conseil municipal, contre 7 pour l'opposition.

Très ému, le maire sortant a chaleureusement remercié ses soutiens : "Quand on est maire sortant et réélu, c'est que les électeurs ont adhéré à la politique menée pendant six ans et nous demandent de continuer. Il y a longtemps qu'on n'avait pas connu une telle mobilisation, nous sommes très fiers d'avoir rassemblé une grande majorité autour de notre projet".

Face à lui, Stéphane Guillemin est également apparu très ému, les larmes aux yeux. Malgré la défaite, il a souligné la courte différence entre les deux candidats : "On a fait une très belle campagne. C'est une victoire courte et je constate que l'électorat est fracturé. Il faudra travailler à rassembler les Marguerittoises et Marguerittois".

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Un scrutin différent de 2020

Ce scrutin municipal tranche nettement avec les élections de 2020. À l'époque, quatre listes s'étaient affrontées au premier tour, et Rémi Nicolas avait finalement emporté la mairie au second tour avec 53,87% des voix face à deux autres listes, dans un contexte de forte abstention (54,38%).

Cette fois, la bataille s'est jouée en duel direct dès le premier tour, avec une participation nettement plus élevée. En 2020, seulement 3 244 électeurs avaient voté, contre près de 4 832 aujourd'hui, soit une augmentation de près de 1 600 votants.

Une commune politiquement partagée

Si le maire sortant conserve la mairie, l'écart serré entre les deux candidats illustre néanmoins une commune politiquement partagée. Cette configuration promet des débats animés au sein du conseil municipal durant les six prochaines années, avec une opposition qui dispose de 7 sièges sur 29.

Le scrutin de Marguerittes reflète ainsi les dynamiques électorales locales, où l'engagement citoyen et les enjeux de proximité prennent une importance particulière. La forte participation et le résultat serré témoignent d'une population active et concernée par l'avenir de sa commune.