Au Grau-du-Roi, Bernard Luciani, candidat du Rassemblement national (RN), a officiellement annoncé son retrait pour le second tour des élections municipales de 2026. Cette décision intervient après sa troisième place au premier tour, où il a recueilli 23,68 % des suffrages, derrière Charly Crespe (40,77 %) et Robert Crauste (32,33 %).
Un retrait anticipé et réfléchi
Dès le soir du premier tour, dimanche 15 mars, Bernard Luciani avait laissé entendre son intention de ne pas poursuivre la campagne. Il s'est dit « à 98 % sûr » de sa décision, qu'il a confirmée mardi 17 septembre en fin d'après-midi. Bien qu'il ait consulté la direction nationale du RN, qui privilégie généralement le maintien des candidats pour maximiser les sièges au conseil municipal, il a estimé que la situation locale ne le permettait pas.
La peur du vote utile
Le candidat a expliqué que sa principale crainte était un vote utile de ses électeurs en faveur de l'un des deux candidats en tête. « On allait perdre au moins la moitié de notre électorat dans ce vote utile », a-t-il déclaré. Il redoutait de voir son score chuter à 7 % ou 8 %, ce qui n'aurait permis d'obtenir qu'un seul élu sans influence réelle. « Cela ne servirait à rien. On part aujourd'hui la tête haute », a-t-il affirmé.
Pas de consigne de vote
Bernard Luciani a également précisé qu'il ne donnerait aucune consigne de vote pour le second tour. « L'électorat ne nous appartient pas », a-t-il rappelé, soulignant ainsi son respect pour le choix des citoyens. Cette position reflète une approche pragmatique face à un scrutin serré entre les deux candidats restants.
Un engagement local maintenu
Malgré son retrait, le candidat du RN assure vouloir poursuivre son engagement dans la vie locale. Il envisage la création d'une association pour bâtir une base solide en vue des prochaines échéances électorales. « Pas forcément moi en première ligne, même si j'en ferai partie », a-t-il précisé, indiquant ainsi une volonté de rester actif sans nécessairement être le porte-drapeau.
Ce retrait marque un tournant dans la campagne municipale au Grau-du-Roi, laissant place à un duel entre Charly Crespe et Robert Crauste. Il illustre également les stratégies complexes des partis politiques face aux dynamiques locales et aux risques de dispersion des voix.



