La France insoumise absente du scrutin municipal à Hendaye
Le comité local hendayais de La France insoumise (LFI) a officialisé son absence lors des élections municipales des 15 et 22 mars. Les Insoumis ne figureront sur aucun bulletin de vote, après l'échec des négociations pour intégrer la liste de « gauche citoyenne » menée par Laetitia Navarron, en collaboration avec Hendaia Biltzen.
Un échec d'union de la gauche localement
Dans un communiqué de presse, le comité exprime son amertume face à cette situation. « Le comité local hendayais de La France insoumise déplore qu'une vraie liste de gauche n'ait pu voir le jour lors des élections municipales », peut-on lire. Les efforts en faveur de l'union de la gauche à Hendaye n'ont pas abouti, les partenaires ayant opté pour des regroupements « citoyens » jugés incapables de fournir des garanties suffisantes.
Alain Franchet, l'un des chefs de file, avait expliqué mi-janvier au journal « Sud Ouest » qu'il était « hors de question de négocier quelque chose » avec le maire socialiste Kotte Ecenerro. Ce refus s'explique par le rapprochement « contre nature » validé par les alliés communistes d'Ecenerro avec le groupe de « centre droit » Goazen Aitzina, dirigé par Pascal Destruhaut.
Un appel au barrage contre l'union des droites
Bien que LFI ne donne pas de consigne de vote spécifique pour un candidat ou une candidate, le comité lance un appel clair à ses électeurs. « Notre position reste ferme : aucune voix ne doit aller à l'union des droites dont l'incarnation locale est la liste Vivre Hendaye », dirigée par Tristan Proteau. Cette prise de position vise à empêcher la victoire de cette coalition de droite lors du scrutin.
Le communiqué souligne également l'engagement futur du comité : « Nous resterons vigilants durant toute la durée du prochain mandat pour qu'Hendaye soit à la hauteur des enjeux sociaux et écologiques. » Cette déclaration montre que, malgré leur absence des urnes, les Insoumis entendent continuer à peser sur la vie politique locale.
Cette situation illustre les divisions au sein de la gauche hendayaise, où les tentatives d'alliance ont échoué face à des stratégies politiques divergentes. L'absence de LFI pourrait influencer la dynamique électorale, en privant les électeurs de gauche d'une option clairement identifiée, tout en mobilisant contre la droite.



