Marine Le Pen pense souvent à François Mitterrand. Lorsqu'il arrive au pouvoir en mai 1981, le président socialiste est résolu à tenir ses 110 propositions de campagne et débute dès septembre avec l'abolition de la peine de mort. L'objectif de Marine Le Pen est moins ambitieux : en 2022, elle brandissait 22 propositions comme des « urgences ». Mais sur la méthode, la députée du Pas-de-Calais entend bien s'inspirer de l'ancien chef d'État.
Une inspiration revendiquée
Elle le revendique elle-même : il faut agir vite et fort, comme Mitterrand l'a fait. Ne pas prendre le risque de l'enlisement. « Si on ne fait rien dans les premiers jours où l’on arrive au pouvoir, on est morts », avance même un de ses conseillers. Ainsi, Marine Le Pen passe de « gaullienne » à mitterrandienne.
Cette stratégie vise à éviter les blocages administratifs et politiques qui pourraient paralyser son éventuel quinquennat. En s'inspirant de Mitterrand, elle espère imprimer un rythme soutenu dès le début de son mandat.



