Fabienne Lagoubie mobilise pour le second tour après un score décevant
Lagoubie mobilise après un score décevant au 1er tour

Fabienne Lagoubie relance sa campagne pour le second tour

Mardi 17 mars après-midi, Fabienne Lagoubie, candidate divers gauche, a officiellement déposé sa liste pour le second tour des élections municipales à la sous-préfecture de Sarlat. Malgré un score au premier tour qu'elle qualifie de « un peu décevant » avec 18,53 % des voix et 870 électeurs, elle annonce repartir « plein fer » pour la suite de la compétition électorale.

Une stratégie ciblée sur plusieurs fronts

L'objectif affiché pour ce second tour est clair : sinon gagner, au moins peser avec un maximum d'élus au sein de la Communauté de communes. Pour y parvenir, l'équipe de Fabienne Lagoubie mise sur une mobilisation en direction de plusieurs types d'électeurs. Elle cite notamment les 2 400 non-votants du premier tour, qu'elle espère convaincre de se déplacer aux urnes.

La candidate lance également un appel aux électeurs des listes concurrentes, comme « La Relève » de Luis Ferreyra et celle de Franck Duval. Elle s'adresse aussi directement aux soutiens de Basile Fanier, son principal adversaire, en les invitant à « reprendre et relire les programmes pour décider en dehors de tout aspect affectif ».

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Regrets et critiques d'une campagne houleuse

Dans son camp, on exprime des regrets quant au déroulement de la campagne du premier tour. Fabienne Lagoubie et ses colistiers estiment avoir été la liste la plus attaquée, subissant selon eux « une campagne haineuse » sur les réseaux sociaux, avec des exemples cités comme le PLUI ou des bulletins irréguliers. Ils mettent en avant le soin pris à mener une joute électorale « sobre et apaisée », en contraste avec les méthodes qu'ils reprochent à leurs adversaires.

Fabienne Lagoubie assume pleinement son positionnement politique, qu'elle décrit comme « et de gauche et de droite, un rassemblement autour de valeurs humanistes ». Elle reconnaît cependant que ce message n'a pas suffisamment convaincu les électeurs du centre et du centre droit, mais affirme sans hésiter : « On referait la même chose ».

Un appel au rassemblement et à la raison

L'équipe de Fabienne Lagoubie espère un « sursaut » électoral en misant sur un rejet de la droite incarnée par Basile Fanier. François Coq, l'un de ses colistiers, considère que le gaulliste, président départemental des LR, aurait « trompé les électeurs en se présentant sans étiquette ». Il avance que Fanier serait « redevable » à l'électorat RN qu'il aurait en partie séduit, et prédit des lendemains difficiles sur les plans sécuritaire et social en cas de victoire de ce dernier.

Arnaud Vialle, autre colistier, complète ce discours en lançant : « On appelle ceux qui se sont laissés séduire à revenir à la raison ». Fabienne Lagoubie renchérit en invitant une nouvelle fois les électeurs à « relire tous les programmes et à décider en dehors de tout aspect affectif ». Elle aura l'occasion de porter ce message lors d'une réunion publique organisée ce jeudi soir à 19 heures à la permanence place du 14 juillet.

Dénonciation d'une campagne « clientéliste »

La candidate divers gauche ne mâche pas ses mots pour critiquer la campagne de son adversaire Basile Fanier. Elle la qualifie de « campagne à l'ancienne » et « clientéliste », affirmant que ce dernier « a fait des promesses à tout le monde » au cours des six dernières années. « On est la liste responsable et compétente », martèle-t-elle en opposition à cette méthode.

François Coq ajoute que Basile Fanier « s'est piégé avec des promesses intenables », citant en exemple le projet de piscine « à l'échelle du pays du Périgord noir », dont le financement par les communes alentour serait selon lui improbable sans usage garanti. Il affiche une certaine satisfaction de ne pas avoir cédé à une forme de « populisme » durant la campagne.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale

Derniers angles d'attaque : Fabienne Lagoubie reproche à son adversaire « une attitude désinvolte » lors des séances des élus, où il « ne cesse de regarder son téléphone ou de sortir téléphoner », doublée d'une « démagogie dès qu'il y a des responsabilités à prendre ». Elle prend pour exemples le PLUI ou le rapprochement avec le SMD3 pour la collecte des déchets, des dossiers qu'elle estime mal gérés.