Gelos : une candidate menace de déposer un recours après son éviction présumée des bureaux de vote
L'atmosphère était particulièrement électrique à Gelos durant la campagne des élections municipales, et les tensions ont atteint leur paroxysme lors du scrutin du premier tour, ce dimanche 15 mars. Amélie de Boyer Montegut, qui a obtenu près de 43 % des suffrages face au maire sortant Pascal Mora, réélu, envisage sérieusement de déposer un recours auprès du tribunal administratif.
Des allégations d'éviction contestées
Amélie de Boyer Montegut affirme que le planning établi l'a « évincée », ainsi que ses colistiers, des bureaux de vote pendant trois heures. « Nous avons consigné 45 annotations dans le procès-verbal », précise-t-elle. « Le plus grave, c'est que la jurisprudence et le Code électoral sont très clairs : c'est un motif d'annulation du vote. »
De son côté, le maire sortant Pascal Mora dément formellement ces accusations. Il dénonce plutôt le comportement des candidats de la liste adverse : « Ce que l'on a vécu hier est à la limite de l'acceptable ! Le personnel est au bord de la rupture, et ça fait des semaines que ça dure. Ils se sentent mis en cause dans leur intégrité. »
Des tensions nécessitant l'intervention de la police
Le maire décrit des scènes où des candidats auraient refusé de laisser la place à leurs successeurs prévus sur le planning des bureaux de vote, créant ainsi de fortes tensions. La situation est devenue si tendue que la police a dû être appelée pour calmer le jeu et rétablir l'ordre.
Le point de vue des personnels municipaux
Sollicités par Pascal Mora pour éclairer ce litige, des agents municipaux expliquent : « On a établi des plannings totalement égalitaires, sachant que les membres désignés de la liste de Mme de Boyer étaient plus nombreux. Or, ils voulaient imposer la présence en permanence d'un élu de leur liste. »
Ils ajoutent : « On leur a demandé de respecter les créneaux établis : il n'était matériellement pas possible que des colistiers fassent toute la journée. » S'ils reconnaissent avoir demandé aux intéressés de sortir, les agents précisent : « C'est parce qu'ils voulaient poursuivre dans leur rôle d'assesseur. Personne ne les empêchait de rester comme observateurs, d'ailleurs des membres de leur liste étaient là en continu. »
Et de conclure fermement : « Ils ne peuvent pas justifier que le scrutin a été altéré. »
Cette affaire met en lumière les difficultés rencontrées lors de l'organisation des élections municipales à Gelos, où les passions politiques ont visiblement dépassé les limites du cadre réglementaire. La possibilité d'un recours administratif plane désormais sur l'issue de ce scrutin déjà très disputé.



