Victoire éclatante pour le maire sortant de Frontignan
Le maire PS sortant de Frontignan, Michel Arrouy, a réalisé une performance remarquable en conservant son siège dès le premier tour des élections municipales de 2026. Avec 51,16% des voix, il devance largement ses concurrents et réalise même le grand chelem en remportant les dix-neuf bureaux de vote de la commune.
Un scrutin à trois listes
Face à lui, deux autres listes tentaient de le déloger. Cédric Delapierre, candidat du Rassemblement national soutenu par le porte-parole national Sébastien Chenu, obtient 35,87% des suffrages. Thibaut Cléret-Villagordo, représentant la diversité droite, recueille quant à lui 12,97%.
La visite de Sébastien Chenu, venu soutenir Cédric Delapierre, n'aura donc pas suffi à inverser la tendance. Le RN faisait pourtant de cette élection l'un de ses objectifs dans la région.
Le bilan des six années passées récompensé
Pour Michel Arrouy, cette victoire est le fruit d'un travail de longue haleine. "C'était loin d'être fait dès le premier tour", a concédé le maire réélu, "mais c'est le résultat d'un bilan de six ans. D'un travail de proximité d'un maire à plein temps et d'une équipe qui n'a cessé de travailler durant six ans."
Le premier magistrat a particulièrement insisté sur la victoire de sa liste dans l'intégralité des bureaux de Frontignan, "ce qui n'arrive pas tout le temps" selon ses propres termes.
Une campagne mouvementée
Michel Arrouy s'est montré soulagé à l'issue d'une campagne électorale particulièrement éprouvante. "Rien ne nous aura été épargné", a-t-il déclaré, évoquant "des attaques, des trahisons et même un parachutage".
Le maire a cependant salué la clairvoyance des électeurs : "Les citoyens sont restés clairvoyants face aux crocs-en-jambe de ceux qui n'ont pas pour objet l'intérêt général mais leur intérêt particulier. Quand on fait cela, on le paye dans les urnes."
Dès le lendemain des résultats, Michel Arrouy a annoncé sa volonté de se remettre au travail, avec une attention particulière pour ceux qui n'ont pas voté pour lui : "On va essayer d'apporter des réponses aux personnes qui n'ont pas voté pour nous."
Les réactions des candidats battus
Cédric Delapierre, malgré sa troisième défaite électorale consécutive (après les cantonales, les législatives et maintenant les municipales), préfère voir le verre à moitié plein. "Nous sommes à 35%. Cela montre un certain enracinement", a-t-il analysé.
Le candidat RN a toutefois reconnu la décision démocratique : "Malheureusement la démocratie a donné un résultat différent face à la volonté que nous portions moi et mon équipe." Il a assuré ses électeurs de sa détermination à "continuer à porter nos valeurs au sein du conseil municipal".
Thibaut Cléret-Villagordo, quant à lui, se félicite d'avoir obtenu "450 électeurs de plus qui ont voté pour moi et mon équipe par rapport au vote de 2020". Pour le candidat divers droite, ces nouveaux électeurs "montrent qu'une force est en train de se créer".
Cette progression lui permettra d'entrer au conseil municipal, même si la proportion exacte de ses sièges reste à déterminer. "Il faut que les habitants sachent qu'il y a une autre voie que le PS ou le RN à Frontignan", a-t-il souligné.
Une soirée électorale intense
À l'annonce des résultats, la foule s'est amassée salle de l'Aire pour célébrer la victoire du maire sortant. L'ambiance était à la fois de soulagement et de satisfaction pour les partisans de Michel Arrouy, qui voient dans cette réélection au premier tour une validation de la politique menée depuis six ans.
Les résultats définitifs confirment la domination du Parti Socialiste à Frontignan, même si le Rassemblement national progresse significativement par rapport aux élections précédentes. La diversité droite, quant à elle, parvient à se faire une place dans le paysage politique local.



