France Jamet (RN) candidate à Montpellier : "Cette ville est devenue violente"
France Jamet candidate RN à Montpellier : "Ville violente"

France Jamet (RN) candidate à Montpellier : "Cette ville est devenue violente"

Douze ans après une première tentative, la députée européenne du Rassemblement national France Jamet est à nouveau tête de liste aux élections municipales de Montpellier en 2026. Elle assure qu'elle sera présente au second tour malgré la candidature dissidente de Thierry Tsagalos, qu'elle qualifie d'"imposture".

Une vision critique de Montpellier

"J'ai connu Montpellier qui était rayonnante", déclare France Jamet. "Il y a eu la fusion des régions, on a été absorbé par Midi-Pyrénées, Montpellier a perdu de sa superbe et madame Delga ne fait rien contre cela." Elle pointe du doigt ce qu'elle appelle "la dictature écologiste" caractérisée par "l'enfermement, le repli sur soi, la politique anti-voiture".

Pour la candidate RN, "une vraie politique n'est pas d'empêcher ou de gêner les voitures mais d'organiser la fluidité, l'intermodalité cohérente". Elle estime que la ville "s'est sclérosée, s'est refermée sur elle-même" après "cinquante ans" de gestion par la gauche.

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Les fondamentaux du programme : sécurité, économie, logement

"Je suis sur nos fondamentaux", affirme France Jamet. "C'est la sécurité qui est la première des libertés, des responsabilités. C'est l'économie aussi et la salubrité et le logement." Elle propose notamment la création d'un "institut européen de formation aux métiers de la vieillesse" pour répondre aux attentes des troisième et quatrième âges.

Sur la sécurité, elle est catégorique : "Pas qu'un peu" favorable à l'augmentation du nombre de policiers et de caméras. "On en est au niveau de Perpignan. On ne peut pas s'enorgueillir de ce qui a été fait à Montpellier qui est la septième ville la plus insécure de France, c'est acté."

Elle critique vertement le maire sortant Michaël Delafosse : "En matière de sécurité, Michaël Delafosse est passé à côté. On ne peut pas parler de sécurité si on refuse de voir les conséquences de la pression migratoire, si on représente la gauche du laxisme."

Économie et transports : fluidité et allègement fiscal

France Jamet se dit favorable au maintien de la gratuité des transports, une mesure qui figurait déjà dans son programme de 2014. "Pour Montpellier il faut absolument donner de la fluidité, de la circulation en toute chose", explique-t-elle, évoquant l'exemple d'Aubagne où cette mesure aurait "relancé l'activité économique du centre".

Sur le plan économique, elle préconise :

  • Écouter commerçants, artisans et entrepreneurs qui disent "laissez nous travailler"
  • Alléger la fiscalité, notamment en baissant "d'un point la cotisation foncière des entreprises (CFE)"
  • S'opposer au plafonnement des loyers car "le droit de propriété est systématiquement bafoué"

Elle critique également l'urbanisme montpelliérain : "Cette ville est devenue laide, quand on voit le parking des Arceaux, la place des Martyrs de la Résistance. C'est minéral, difficilement accessible aux personnes âgées, à mobilité réduite." Elle promet de "reboiser des zones à Montpellier pour avoir des espaces de fraîcheur".

Ambitions électorales et adversaires

Alors qu'elle est donnée autour de 10% dans les sondages, France Jamet affirme : "Je pense que j'ai une assise au moins jusqu'à 15%. Je le tiens du terrain, de notre assise électorale." Elle rappelle avoir fait "13,8% en 2014" et estime que "la situation ne s'est pas améliorée à Montpellier".

La candidate se présente comme "la seule liste de droite à Montpellier", critiquant ses adversaires :

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  • Mme Perrein qui "ne peut pas faire le grand écart entre Horizons et la gauche"
  • Michaël Delafosse accusé de "duplicité et double jeu avec l'ultra-gauche"
  • Mohed Altrad dont elle dit : "il a de l'argent, il le dépense comme il veut"
  • Thierry Tsagalos dont la candidature dissidente est qualifiée d'"imposture"

Concernant les difficultés à monter sa liste, elle reconnaît : "Comme tout le monde. Ce n'est pas l'étiquette Rassemblement national, c'est que les gens ont du mal à s'investir en politique." Mais elle se veut confiante, s'appuyant sur "le bilan de nos maires sortants, à Perpignan, à Beaucaire" comme "le meilleur des arguments à faire valoir".

France Jamet conclut sur un constat sans appel : "Cette ville est devenue violente", résumant ainsi sa perception d'une Montpellier qu'elle souhaite profondément transformer si elle est élue.