Un dimanche électoral particulièrement calme dans les Landes
Ce dimanche 15 mars, les élections municipales se sont déroulées dans un climat de grande tranquillité à Saint-Julien-en-Born et dans la station balnéaire de Contis. Avec une seule liste en présence dans la commune landaise, le suspense était inexistant, ce qui a probablement contribué à la faible mobilisation des électeurs.
Une participation modeste à Saint-Julien-en-Born
À la mi-journée, le taux de participation n'atteignait que 23% à Saint-Julien-en-Born. Les bureaux de vote sont restés déserts, mais cette absence ne s'explique pas par un afflux vers les plages. En effet, la station de Contis, en pleine préparation pour la saison estivale, affichait également un calme plat vers midi.
Le seul restaurant ouvert ne comptait qu'une dizaine de couverts en terrasse, loin d'être complet. Sur le parking sous les pins, seulement trois voitures étaient stationnées, illustrant le faible engouement pour ce scrutin.
Les raisons de l'abstention
Une électrice d'une commune landaise a expliqué ne pas avoir voté car « aucune des deux listes en présence ne lui convient ». Son amie a ajouté qu'elle « regrette le temps où l'on pouvait panacher » dans les communes de moins de 1 000 habitants. « Vous comprenez, il y a des gens pour qui on ne peut pas voter ! » a-t-elle souligné.
Un électeur hors commune, rencontré près du parking, a précisé qu'il n'avait pas voté mais qu'il se serait déplacé « pour voter blanc, si les votes blancs n'étaient pas assimilés à des votes nuls ».
Des nomades peu concernés par les municipales
Sur l'aire d'accueil de Contis, six camping-cars étaient stationnés. Pour trois d'entre eux, c'était l'heure du déjeuner. Un couple de Bretons, qui commence une vie de nomades dans leur bus aménagé, a expliqué ne pas avoir voté. L'inondation de leur terrain d'attache près du Mans les a mis sur la route, et ils se sentent « peu concernés » par les élections municipales, tout en précisant avoir voté lors des présidentielles.
Un couple de La Réole, arrivé vendredi, s'est organisé « pour rentrer plus tôt avant la fermeture du bureau », tout comme une famille girondine qui votera ce dimanche soir à son retour.
Un calme olympien côté océan
Côté océan, seuls quelques rouleaux de bord venaient troubler le calme complet. Quatre « autochtones » étaient venus voir la mer depuis la dune, après avoir accompli leur devoir électoral. Sur la plage, où il faisait légèrement frisquet en cette mi-mars, pas un chat n'était visible, à l'exception d'un chien gambadant joyeusement, loin des préoccupations humaines de ce jour d'élections.
Le constat est sans appel : peu de monde à Contis-Plage en cette journée électorale du 15 mars, reflétant un désintérêt général pour ces municipales dans ce secteur des Landes.



