Philippe Dessertine lance sa série de réunions publiques à Bordeaux
Un soir de lundi 16 mars, la chartreuse Saint-André à Caudéran a accueilli la première des cinq réunions publiques organisées par Philippe Dessertine dans l'entre-deux-tours des élections municipales de Bordeaux. Le candidat, classé divers centre, a animé ce meeting devant une affluence d'environ 250 personnes, une assistance similaire à celle de sa précédente rencontre dans le même lieu jeudi dernier.
Un discours remodelé après le premier tour
Philippe Dessertine a présenté un discours retravaillé suite aux résultats du premier tour, où il se place en troisième position avec 20,2% des voix, derrière le maire sortant écologiste Pierre Hurmic (27,68%) et le candidat macroniste Thomas Cazenave (25,58%). « Notre approche hors parti a pris tout son sens », a commenté le candidat de la société civile, soulignant la dynamique de sa campagne alors que ses concurrents s'effritent ou se tassent.
Il a notamment critiqué Pierre Hurmic en citant des sondages indiquant que « 73% des habitants ne lui font plus confiance, c'est énorme pour un maire sortant », et a décrit la liste de Thomas Cazenave comme « une liste qui ne bouge pas ». Pour l'économiste, tout reste ouvert : « Nous ne sommes propriétaires d'aucun vote, qui que nous soyons », a-t-il prévenu.
Un exposé sur les enjeux économiques et culturels
Philippe Dessertine a enchaîné avec un de ses exposés caractéristiques, partant de la hausse du prix du carburant et de la reprise de l'inflation pour aborder la nécessité de soutenir le commerce bordelais. Il a évoqué le cas d'un commerçant de la place Saint-Amand à Caudéran qui déplore « -30% de baisse de chiffre d'affaires parce qu'on a changé le sens de circulation ».
Le candidat a également développé ses propositions pour un tourisme de qualité et une offre culturelle renforcée, incluant l'exposition d'œuvres d'art internationales dans les quartiers.
Des réactions contrastées parmi le public
À la sortie de la réunion, un couple de quadragénaires s'est montré conquis, l'un déclarant : « Ça tient la route. Moi, je suis partante. » Plus loin, Bernard, un retraité repartant à vélo, a loué l'approche de Philippe Dessertine : « Il est toujours très fort. Il est dans la perspective et pas trop dans la politique, on écoute un projet. »
Cependant, Bernard exprime aussi un dilemme : « Même si la dynamique est incontestable, le gap est important. Si on veut changer, est-ce qu'il ne vaut pas mieux voter Cazenave ? C'est le dilemme… » Il assure qu'il aura pris sa décision avant le second tour prévu dimanche.
Philippe Dessertine poursuit sa série de réunions publiques, avec notamment une rencontre à la Maison cantonale de la Bastide ce mardi 17 mars à 19 heures.



