Hugo Couchinave, candidat LR à Oloron, mise sur le terrain et défend ses soutiens controversés
Couchinave (LR) à Oloron : campagne terrain et soutiens contestés

Hugo Couchinave, tête de liste LR à Oloron, privilégie une campagne de terrain intensive

Pour sa première élection en tant que tête de liste, l'Oloronais Hugo Couchinave, secrétaire départemental des Républicains, veut créer la surprise dans sa ville natale. « J'ai toqué à 3 800 portes, écrit entre 400 et 500 courriers personnalisés aux Oloronais », explique-t-il. « J'ai choisi une campagne de terrain pour quadriller tous les quartiers et aller à la rencontre de tout le monde. On va continuer comme ça jusqu'au dernier moment avant l'élection, j'espère avoir d'ici là l'occasion de rencontrer chaque Oloronais, devant chaque porte. »

Une méthode de campagne qui rappelle un ancien maire controversé

Cette approche rappelle curieusement celle d'un prédécesseur. Le jeune candidat anticipe la question : « J'ai la chance de pouvoir compter parmi mes soutiens l'ancien maire Hervé Lucbéreilh, ce n'est pas très étonnant si l'on retrouve des similitudes chez lui et moi. » Un soutien qui ne le trouble pas, malgré le passé judiciaire de l'ancien édile, condamné pour détournements de fonds publics et toujours sous le coup d'une peine d'inéligibilité.

« Je fais confiance à la justice de mon pays, Hervé Lucbéreilh a été condamné et il a remboursé intégralement ce qu'il devait. Il a payé sa dette à la société », défend Couchinave. « Et cela n'enlève rien à tout ce qu'il a fait pour cette ville. »

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Transformer une faiblesse apparente en atout

Hugo Couchinave doit aussi à l'ancien maire « mon tout premier souvenir d'engagement local ». Mais l'expérience sur laquelle il s'appuie le plus pour justifier ses compétences est son poste actuel : directeur de cabinet du maire de Mont-de-Marsan, occupé depuis 2024. « Mon souhait de me présenter aux municipales à Oloron a pris corps depuis Mont-de-Marsan. Je savais que désormais, j'avais la compréhension et la capacité suffisantes pour gérer une mairie », affirme-t-il.

Il veut ainsi faire d'une force ce qui pourrait être perçu comme une faiblesse : exercer loin d'Oloron. « Si je suis élu, je démissionnerai de mon poste », précise-t-il immédiatement.

Le défi de l'unité à droite face à des adversaires multiples

Né à Oloron en 2000, Hugo Couchinave présente une liste qu'il décrit comme « jeune, avec 48 ans de moyenne d'âge, et renouvelée », même si on y retrouve des figures historiques comme André Labarthe ou Pierre Serena, anciens adjoints de Lucbéreilh. « Ce n'est pas le catalogue des anciens candidats éternels ou bien l'empilement des étiquettes politiques », insiste-t-il, visant ainsi ses adversaires du premier tour, Clément Servat et Marie-Lyse Bistué.

Le candidat LR reconnaît que c'est bien l'autre candidat de droite, Clément Servat, qui sera son principal adversaire. Sur un éventuel accord de désistement réciproque, il révèle : « Il y a neuf mois, j'ai proposé à Clément Servat un accord de désistement réciproque, dans un esprit de responsabilité. Il a semblé s'y montrer ouvert récemment... neuf mois après. »

Mais il tempère : « Un tel accord ne peut se concevoir que sur une vision claire pour Oloron et sur la capacité à exercer la fonction : or nous avons, sur ces points essentiels, des différences. L'enjeu est que Monsieur Servat et ses amis ne reproduisent pas les erreurs d'il y a six ans et permettent enfin l'alternance dont notre ville a besoin. »

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