Ciboure : polémique sur les finances de l'Encan et débat refusé avant le premier tour
Ciboure : polémique sur l'Encan et débat avant le 1er tour

Ciboure en effervescence à l'approche du scrutin municipal

La campagne électorale à Ciboure s'intensifie à quelques jours du premier tour des élections municipales, prévu ce dimanche. Les échanges entre le maire sortant et candidat à sa réélection, Eneko Aldana-Douat, et son principal adversaire, Jean-Louis Poulou, se sont enflammés sur les réseaux sociaux, révélant des désaccords profonds sur deux sujets majeurs : le financement du projet de l'Encan et l'organisation d'un débat public entre les candidats.

Un déficit de 40 millions d'euros contesté

La polémique a éclaté la semaine dernière lorsque Jean-Louis Poulou, candidat de la liste Ciboure au cœur, a annoncé un déficit de 40 millions d'euros pour le projet de l'Encan dans le cadre de la présentation de son programme. Eneko Aldana-Douat a immédiatement contesté ces chiffres auprès du journal Sud Ouest, en apportant des précisions financières cruciales.

Le maire sortant a rappelé que le projet a été déclaré d'intérêt communautaire le 31 janvier dernier, suite à un vote unanime du conseil communautaire. Cette décision a transféré la maîtrise d'ouvrage à la Communauté d'agglomération du Pays Basque (CAPB). Selon la délibération, le coût total de l'opération s'élève à 9,5 millions d'euros pour la Ville de Ciboure et 15,5 millions d'euros pour la CAPB, hors frais de démolition.

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Eneko Aldana-Douat a souligné que ce montant doit être pondéré, car il s'agit d'un investissement étalé sur une période de 10 à 15 ans. « Nous sommes donc bien loin des 40 millions d'euros annoncés pour la Ville par M. Poulou », a-t-il affirmé. Interrogé par Sud Ouest, Jean-Louis Poulou a confirmé maintenir ses chiffres, alimentant ainsi la controverse.

Le débat public au cœur des tensions

Un second différend oppose les deux candidats concernant l'organisation d'un débat public. Ce mercredi, la liste Ziburu Bizi, soutenant Eneko Aldana-Douat, a rejeté catégoriquement avoir reçu une quelconque invitation de la part de Jean-Louis Poulou.

Dans un communiqué, l'équipe du maire sortant a déclaré : « Ni appel téléphonique, ni e-mail, ni courrier, ni même une proposition directe lorsqu'ils ont pu se croiser ces dernières semaines. Notre candidat n'a jamais refusé aucun débat. »

Jean-Louis Poulou a répliqué deux heures plus tard en s'appuyant sur un article de Sud Ouest publié le 3 mars, dans lequel sa proposition de débat était clairement mentionnée. « Contrairement à ce qui est affirmé, notre appel à un débat public avec le maire sortant n'a jamais été dissimulé. […] Dire aujourd'hui qu'aucune invitation n'aurait été adressée est donc pour le moins surprenant. »

Le candidat a reconnu que l'invitation n'avait pas été formulée directement à son adversaire par message ou courriel, mais il a réitéré sa proposition. « Nous sommes prêts à débattre », a-t-il insisté, laissant planer le doute sur la tenue d'une telle rencontre avant le premier tour.

Une campagne sous haute tension

Ces échanges acerbes illustrent l'atmosphère électrique qui règne à Ciboure à l'approche du scrutin. Les électeurs devront trancher entre deux visions distinctes de l'avenir de leur commune, notamment sur la gestion des grands projets urbains comme l'Encan.

La question du débat public reste en suspens, ajoutant une dimension supplémentaire à cette campagne déjà animée. Les prochains jours seront décisifs pour savoir si les candidats parviendront à apaiser les tensions ou si ces polémiques continueront de dominer les discussions jusqu'au jour du vote.

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