Rethel : une candidate RN sous tutelle, une situation interdite par le Code électoral
Candidate RN sous tutelle à Rethel, une situation interdite

Une candidature problématique dans les Ardennes

Jordan Duflot, qui conduit la liste du Rassemblement National aux élections municipales de Rethel dans les Ardennes, a déclaré ne pas avoir été informé d'une situation juridique concernant l'une de ses colistières. Cette information, qui a été portée à la connaissance de la sous-préfecture et de la préfecture du département, soulève des questions sur la validité de la candidature.

Une octogénaire sous tutelle depuis février

La candidate placée en 22e position sur la liste, âgée de 85 ans, est sous tutelle depuis le début du mois de février, comme le révèle L'Ardennais ce mardi. Elle réside actuellement dans une maison de retraite, un détail qui ajoute à la complexité de l'affaire.

Le Code électoral est clair sur ce point : il interdit strictement à toute personne sous tutelle de se porter candidate à des élections. Cette mesure vise à protéger les individus vulnérables et à garantir l'intégrité du processus démocratique.

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Les explications du chef de liste

Jordan Duflot a assuré que l'octogénaire avait manifesté son intérêt pour rejoindre la liste « Fiers de Rethel » sans que sa situation personnelle ne soit précisée. Ici Champagne-Ardenne confirme que la candidate est récemment devenue pensionnaire d'un Ehpad, ce qui renforce les interrogations sur sa capacité à exercer un mandat électoral.

« On demande plusieurs documents administratifs, mais pas la partie médicale concernant les personnes », a expliqué Jordan Duflot, tentant de justifier l'omission. Il a également indiqué que les documents fournis par son équipe avaient « été validés par les services de la préfecture », suggérant une forme d'approbation initiale des autorités.

Une situation irréversible et ses conséquences

À ce stade, il est désormais impossible d'apporter des modifications aux listes électorales, ce qui verrouille la position de la candidate. Si l'octogénaire venait à être élue, le préfet aurait l'obligation légale de la déclarer démissionnaire d'office, conformément aux dispositions du Code électoral. Cette éventualité pourrait perturber la composition du futur conseil municipal et affecter la stabilité de l'exécutif local.

Les élections municipales de 2026, prévues les 15 et 22 mars, sont donc marquées par cette polémique qui met en lumière les lacunes potentielles dans le processus de validation des candidatures. Les électeurs de Rethel devront suivre de près les développements de cette affaire, qui pourrait avoir des répercussions sur le scrutin et la gouvernance de leur commune.

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