Mont-de-Marsan : le candidat RN dénonce l'absence de couleurs politiques sur les affiches adverses
Candidat RN critique les affiches sans couleurs politiques à Mont-de-Marsan

Un candidat RN dénonce l'absence de couleurs politiques chez ses adversaires

Nicolas Lerègle, candidat du Rassemblement national aux élections municipales de Mont-de-Marsan, apprécie particulièrement de se promener dans les rues de la ville-préfecture. Il affectionne les abords des panneaux électoraux où, entre deux tags sur ses propres affiches – il a d'ailleurs déposé plainte pour ces dégradations –, il prend le temps d'examiner celles de ses concurrents.

« C'est la honte absolue pour eux d'afficher leurs couleurs politiques. D'ailleurs, elles n'y sont pas sur leurs affiches. Ils n'ont pas le courage de leurs opinions. Comment voulez-vous faire confiance à ces gens qui ne veulent pas reconnaître ce qu'ils sont », a lancé Nicolas Lerègle lors de sa dernière réunion de campagne, mercredi 11 mars 2026.

Une mémoire sélective dénoncée

Cette critique semble pourtant oublier qu'il y a un an et demi, lors des élections législatives anticipées, les candidats du Rassemblement national n'osaient même pas mettre leur visage sur leurs affiches de campagne. Un détail historique qui nuance considérablement les accusations portées aujourd'hui.

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Le cas paradoxal d'un collaborateur RN

Thibault Lemaire, numéro 3 de la liste RN-UDR à Mont-de-Marsan et collaborateur parlementaire du député RN des Bouches-du-Rhône Emmanuel Taché, affirme être un véritable Montois. Lors du dernier meeting de Nicolas Lerègle, il déclarait au micro : « Mon grand-père était officier à la BA 118, mes parents ont été mariés par Philippe Labeyrie et mes sœurs baptisées à la Madeleine. »

Pourtant, sur les réseaux sociaux, le groupe Action antifasciste 40 a publié une photo montrant le jeune homme, tracts de Joël Bonnet à la main, aux côtés de sa « grand-mère, candidate sur la liste du maire sortant de Saint-Pierre-du-Mont ». Face à cette apparente contradiction, Thibault Lemaire se défend : « Je ne tractais pas, je glissais des tracts dans les boîtes aux lettres qui étaient trop hautes pour ma grand-mère. C'était pour l'aider, c'est la famille, même si on n'a pas les mêmes idées. »

Cinq listes en compétition pour la mairie

Avec l'entrée en course de Marsan Citoyen, cinq listes se disputent désormais le fauteuil de maire de Mont-de-Marsan lors des élections municipales des 15 et 22 mars 2026. Geneviève Darrieussecq, candidate lors d'un meeting au théâtre Le Molière, a relativisé ce nombre en comparant avec Angoulême où neuf listes sont en lice.

« Notre liste est la meilleure, la plus équilibrée, la plus compétente et la plus tonique », a-t-elle affirmé devant ses partisans. Si Angoulême est la capitale mondiale de la bande dessinée, Mont-de-Marsan semble compter des super-héros de Marvel parmi ses candidats, avec le risque que certains se prennent les pieds dans leur propre cape.

Vandalisme électoral et géométrie variable

Le 31 décembre 2025, Julien Dubois, président du Grand Dax et maire de Dax en campagne, avait dénoncé par communiqué des actes de vandalisme sur des Abribus à Saint-Paul-lès-Dax, s'étonnant que la presse locale n'en fasse pas écho. Pourtant, lorsqu'un Abribus a été vandalisé à Dax même, dimanche 8 mars 2026, rue d'Aspremont, ni le Grand Dax ni son président n'ont jugé utile de publier un communiqué cette fois-ci.

Les dégradations, attribuées par le commissariat à deux mineurs interpellés depuis, n'ont suscité de réactions que sur les réseaux sociaux. Une différence de traitement qui interroge sur la cohérence des dénonciations en période électorale.

La tension électorale s'étend aux dossiers techniques

À Capbreton, le tracé du chantier RTE continue d'électriser le débat politique depuis 2021. Les trois candidats au fauteuil de maire – Louis Galdos (l'actuel), Jean-Luc Aschard (son ancien adjoint à l'urbanisme) et Serge Mackowiak (l'opposant historique) – s'accordent pourtant sur un point : le tracé est trop proche des habitations et des études indépendantes sont nécessaires pour évaluer l'impact sur la santé des Capbretonnais.

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Louis Galdos met en avant les recours déposés en vain par la mairie et accuse Jean-Luc Aschard d'un manque de soutien. Ce dernier rejette la responsabilité sur l'ancien maire Patrick Laclédère et donc son successeur, expliquant s'être rapidement mis en retrait sur ce dossier. Serge Mackowiak affirme quant à lui avoir eu raison trop tôt, contrairement à ses opposants.

Le collectif Stop THT 40 multiplie les attaques sur les réseaux sociaux contre Galdos et Aschard, illustrant comment certains dossiers techniques deviennent des enjeux politiques où la prime revient souvent à celui qui n'est pas aux affires et prétend sans risque qu'il aurait été plus efficace que les autres.