Municipales 2026 à Béziers : Thierry Antoine lance une critique acerbe de la gestion municipale
À l'approche des élections municipales de mars 2026 à Béziers, Thierry Antoine, conseiller municipal d'opposition et tête de liste du Printemps de Béziers, dresse un bilan sévère de la mandature de Robert Ménard. Dans une interview exclusive, il affirme que Béziers est une ville qui va mal, pointant du doigt des problèmes économiques et sociaux persistants.
Une union de gauche pour contrer les erreurs passées
Thierry Antoine explique que sa liste, qui réunit le Parti Socialiste, le Parti Communiste, les Écologistes et d'autres formations de gauche, est née d'une volonté d'éviter les divisions observées en 2020. Nous avons abouti à cette union car pendant la mandature, nous avons constaté que l'on travaillait mieux ensemble plutôt que séparés, déclare-t-il. Cette coalition inclut les deux élus de gauche au conseil municipal, lui-même et Nicolas Cossange pour le PC, mais exclut La France Insoumise et Thierry Mathieu, ce dernier étant perçu comme poursuivant une démarche plus personnelle.
Un constat accablant sur l'action de Robert Ménard
Selon Thierry Antoine, le pari de Robert Ménard d'embellir la ville pour attirer de nouveaux habitants et stimuler l'économie a échoué. Il cite des données de l'Insee indiquant que le taux de pauvreté à Béziers est passé de 33,7 % en 2014 à 36 %, soulignant ainsi une aggravation de la précarité. Il critique également l'absence d'implantations d'entreprises promises et dénonce le caractère clivant du maire sortant, qui selon lui n'offre ni stabilité ni visibilité.
Parmi les actions qui l'ont le plus choqué, il mentionne le non-respect de la loi, comme le refus de marier une personne sous obligation de quitter le territoire français (OQTF), qui a aussi affecté une femme française innocente. Il pointe aussi des aménagements urbains contestés, tels que les Allées refaites sans voies cyclables ou piétonnes, et la présence annuelle d'une crèche à la mairie malgré des condamnations judiciaires.
Des propositions concrètes pour améliorer le quotidien
Face à ces défis, Thierry Antoine place au cœur de son projet la résolution des problèmes de la vie quotidienne. Il propose notamment :
- La gestion des parkings par une régie municipale pour réduire les tarifs et augmenter le pouvoir d'achat.
- Une réduction des dépenses de communication, jugées excessives, pour dégager des revenus supplémentaires.
- Une amélioration significative des transports en commun, qu'il qualifie de catastrophe, et le développement de pistes cyclables.
- L'adaptation au changement climatique comme vecteur de développement économique, en attirant des entreprises spécialisées et en construisant des logements adaptés.
Il insiste sur le fait que Béziers pourrait devenir une vitrine de l'adaptation climatique, en mettant à disposition du foncier et en proposant des mesures très concrètes aux habitants.
La question épineuse de la corrida
Interrogé sur la corrida, Thierry Antoine exprime une position personnelle contre cette pratique en raison de la souffrance animale, affirmant qu'il n'ira pas aux arènes s'il est élu. Cependant, il reconnaît la diversité des opinions au sein de sa liste, incluant des partisans de la corrida. Il souligne qu'un maire n'a pas le droit d'interdire la corrida à Béziers, mais promet d'ouvrir un débat au conseil municipal sur ce sujet, en respectant la légalité en vigueur.
Une campagne axée sur la transparence et l'action
Thierry Antoine se présente comme un candidat différent de celui de 2020, fort de son expérience acquise en assistant à 100 % des conseils municipaux sur six ans. Il met en avant son engagement pour une vie démocratique plus saine et critique la manière dont Robert Ménard conduit les affaires municipales. Avec son équipe, il vise à redonner de l'espoir aux Biterrois en s'attaquant aux problèmes structurels de la ville.
Cette interview s'inscrit dans une série de rencontres avec les cinq candidats à la mairie de Béziers, offrant un aperçu des enjeux clés de cette élection municipale très attendue.