Les candidatures pour les municipales de Bordeaux officiellement dévoilées
La préfecture de Gironde a rendu publiques, dans la soirée du jeudi 26 février, toutes les candidatures enregistrées pour les élections municipales dans la capitale girondine. Onze listes, totalisant 715 colistiers toutes tendances confondues, seront proposées aux électeurs lors du premier tour prévu le dimanche 15 mars prochain. Cette publication marque une étape cruciale dans la course pour succéder à Pierre Hurmic à la tête de la mairie de Bordeaux.
Une gauche très représentée avec sept listes
À gauche, ce sont pas moins de sept listes qui se positionnent pour le scrutin. La liste du maire sortant, Pierre Hurmic, baptisée Bordeaux en confiance, rassemble Les Écologistes, le PS, le PCF, L'Après-Place publique et Génération.s. Cinq autres listes peuvent être classées à l'extrême gauche : Bordeaux ouvrière et révolutionnaire menée par Esteban Nadal (NPA Révolutionnaires), Arracher Bordeaux aux riches et aux spéculateurs conduite par Petra Bernus (Révolution permanente), Faire mieux pour Bordeaux portée par Nordine Raymond (LFI), Lutte ouvrière-le camp des travailleurs menée par Fanny Quandalle (LO) et enfin Rouge Bordeaux anticapitaliste dirigée par Philippe Poutou (NPA l'Anticapitaliste). Une liste citoyenne, Union de la gauche, menée par Medhi Saboulard, complète ce panorama de la gauche bordelaise.
Quatre listes à droite et à l'extrême droite
Du côté de la droite, on compte quatre listes en compétition. La liste Faire gagner Bordeaux est menée par Thomas Cazenave et soutenue par Renaissance, le Modem, Horizons et Les Républicains. Philippe Dessertine présente sa propre liste intitulée Philippe Dessertine-L'optimisme est une force. L'extrême droite est également représentée avec deux candidatures : celle du Rassemblement national conduite par Julie Rechagneux et celle de Reconquête menée par Virginie Bonthoux-Tournay, baptisée À la reconquête de Bordeaux.
Des absences notables parmi les candidats
Parmi les recalés de cette élection, on note l'absence remarquée d'Yves Simone, guide bien connu qui avait pourtant annoncé sa candidature en janvier dernier après deux tentatives infructueuses en 2014 et 2020. De même, Myriam Eckert, figure des gilets jaunes, ne pourra pas présenter sa liste Bordeaux en luttes, celle-ci n'étant visiblement pas parvenue à réunir les 65 candidatures nécessaires après sa scission d'avec Philippe Poutou. Ces absences témoignent des difficultés à constituer des listes complètes dans un contexte électoral particulièrement concurrentiel.
Les électeurs bordelais auront donc le choix entre onze options politiques distinctes lors du premier tour des municipales, avec une offre particulièrement étoffée à gauche qui représente près des deux tiers des listes en présence. La campagne s'annonce intense dans les semaines précédant le scrutin du 15 mars.



