Un meeting électoral sous le signe du soutien national
Le parc des expos de Nîmes a vibré ce lundi soir aux couleurs du Rassemblement national, alors que Jordan Bardella, président du parti, est venu apporter son soutien à Julien Sanchez, candidat aux élections municipales de 2026. L'événement, organisé pour galvaniser la liste Fier d’être nîmois, a rassemblé plus de 1500 supporters brandissant des drapeaux tricolores, dans une ambiance survoltée et patriotique.
Des discours enflammés et des prises de guerre
Avant l'arrivée de Jordan Bardella, la scène a été chauffée par les députés Sylvie Josserand et Yoann Gillet. Josserand a fermement rejeté l'idée que la liste ait besoin d'être secourue, affirmant : "Comme si notre liste, conduite par un excellent candidat, avait besoin d’être secourue !". De son côté, Gillet a critiqué la gauche, accusée de banaliser la délinquance, tandis que Josserand a cité La Peste de Camus et attaqué la presse locale, notamment les écrits d'Objectif Gard.
Julien Sanchez a ensuite pris la parole, justifiant sa candidature par "l’irresponsabilité de la droite nîmoise". Il a vivement critiqué Franck Proust, candidat LR, pour avoir refusé de saisir la "main tendue" de l'extrême droite, l'accusant de manquer de courage et de sens politique. Épargnant le maire sortant Jean-Paul Fournier, Sanchez a énuméré ses "prises de guerre" venues de la majorité, incluant Monique Boissière, Catherine Jehanno, Chantal Barbusse et Loumy Bourghol. Son projet municipal met l'accent sur la sécurité, avec pour objectif de passer de 163 à 300 policiers municipaux, qualifiant cette mesure d'"urgence absolue".
L'arrivée triomphale de Bardella et son discours percutant
À la fin du discours de Sanchez, une musique a retenti et les écrans ont affiché le visage de Jordan Bardella en coulisses, provoquant une ruée dans la salle. Le président du RN a fait une entrée remarquée, serrant des mains avant de monter sur scène. Dans son allocution, il a célébré l'héritage de Nîmes, ses 2000 ans d'histoire, sa romanité et son christianisme, exhortant : "Ne reniez jamais vos racines, vos clochers ni vos arènes !".
Bardella a ensuite abordé des thèmes plus polémiques, dénonçant le narcotrafic qui "s’installe durablement" à Nîmes et mettant en garde contre une "mexicanisation" des quartiers, qu'il présente comme une menace pour la stabilité nationale. Son discours s'est élargi aux enjeux nationaux et internationaux, évoquant une immigration "incontrôlée", la "mort tragique du jeune Quentin", et la situation en Iran. Il a appelé à une mobilisation électorale, déclarant : "Le vote ne sera pas un geste administratif. Ce sera un acte de souveraineté. Quand le peuple vote, le peuple gagne.".
La soirée s'est conclue sur une note émouvante avec l'hymne national, La Marseillaise, entonné par la foule tandis que les drapeaux s'agitaient une dernière fois. Cet événement marque un moment clé dans la campagne municipale nîmoise, renforçant la visibilité de la liste d'extrême droite à moins d'un an du scrutin.



